PERFORMANCE - Courir tous les risques💡L’Everest est-il votre sommet ?

L’Everest est devenu une destination « trophée ».

L’Everest est-il votre sommet ? par Sylvie Gendreau

L’Everest est-il votre sommet ? par Sylvie Gendreau

L’alpiniste aguerri sait mesurer les dangers qui le guettent. En haute montagne, les risques sont nombreux : la météo, les avalanches, les parois rocheuses.

Les bouchons de circulation provoqués par un afflux inhabituel de grimpeurs, essayant tant bien que mal d’atteindre le sommet de l’Everest.

Avez-vous vu cette photo de Nirma Purja publiée par l ‘AFP et reprise par plusieurs médias en mai dernier ?

Nirma Purja/Possible project/AFP - Une photo qui a fait le tour du monde ?

Nirma Purja/Possible project/AFP - Une photo qui a fait le tour du monde ?

L’image déconcertante de ces grimpeurs* qui font la queue, à bout de souffle, attendant désespérément leur tour pour enfin se jucher au sommet de l’Everest.

Cette image a fait le tour du monde, et les commentaires allèrent bon train, surtout lorsque les lecteurs apprirent que cette attente provoqua plusieurs morts parmi les alpinistes.

L’Everest est devenu une destination « trophée », même pour celles et ceux qui ne nourrissent pas d’intérêt marqué pour ce sport. Conquérir l’Everest vous auréole d’un prestige particulier. Dans la mesure toutefois où vous êtes prêt à débourser la rondelette somme d’environ 50 000 euros.

Escalader l’Everest est devenu désormais un « business ». Les entreprises népalaises concurrencent les entreprises étrangères et cassent les prix en rognant sur les vérifications d’usage et sur l’expérience des grimpeurs, se disant que de toute façon la plupart ne parviendront pas au sommet et rebrousseront chemin en cours de route.

Cynisme à part, il y a fort à parier que les nombreux décès ne parviendront pas à changer les règles du jeu. Mais cette situation nous pousse à nous interroger sur ce qui incite un individu à verser dans la démesure ?

En alpinisme, il existe pourtant un point de bascule dont l’examen est riche d’enseignement. Ce point est atteint en haute altitude, lorsque l’oxygène se fait rare, que chaque foulée additionnelle est douloureuse, que le cerveau, en carence, éprouve de la difficulté à raisonner.

Durant cette période cruciale — courte par nature — une décision doit être prise : continuer ou rebrousser chemin. Continuer peut être fatal. Rebrousser chemin, c’est l’échec. Mais s’agit-il vraiment d’un échec ? Dans certains cas, ne s’agit-il pas plutôt d’une décision salvatrice, d’une réussite totale qui consiste à évaluer correctement un risque et à réagir de façon à sortir indemne d’une situation périlleuse ?

Mener sa vie nous force à exercer notre jugement face à des points de bascule. Ils ne se présentent pas aussi dramatiquement qu’au sommet de l’Everest, mais leur caractère insidieux et prolongé les rend tout aussi dangereux. Ces points de bascule, et en particulier les périodes tourmentées qui les précèdent, s’il ne font pas l’objet d’une considération attentive et raisonnée, risquent de nous entraîner dans le burn-out, l’anxiété ou même la dépression.

Entendre raison n’est pas toujours l’apanage des perfectionnistes.

Parfois, hélas, ils préfèrent se complaire dans l’hubris qui consiste à trop vouloir sans pour autant disposer des moyens et des ressources pour réaliser leurs projets.

Mais tous les perfectionnistes ne logent pas à la même enseigne. Celles et ceux qui, à leur mesure, réalisent des projets qui leur tiennent à cœur et qui leur correspondent risquent moins de verser dans l’hubris. Les autres qui, au contraire, souffrent d’un perfectionnisme mal adapté ** et qui moulent leurs aspirations à celles que leur dicte leur entourage, leur milieu social ou familial, ont plus de chance de tomber dans le panneau.

Si le perfectionnisme est un problème, rejoignez-moi pour l’atelier Pour en finir avec le perfectionnisme, nous allons résoudre ce problème, vous aurez un plan. Si votre vie est comme l’Everest, si vous avez l’impression de faire la queue en espérant atteindre un sommet, mais dans le fond de vous-même, vous savez que c’est surtout pour le trophée plutôt que pour réaliser quelque chose qui vous tient vraiment à cœur, offrez-vous une petite pause de réflexion pour vous demander si vous attendez dans la bonne file.

Atteindre l’Everest, c’est déjà entreprendre un voyage en soi-même pour mieux se connaître et prendre de meilleures décisions ensuite sur le chemin que nous emprunterons avec joie, car elles nous mèneront vers votre zone de brillance. C’est le travail que faisons dans le programme Ma vie telle que je l’imagine.

Envie de tenter l’expérience ?

Découvrez l’exercice 5

Révélez-vous !

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