Ainsi parlait Zarathoustra

Ainsi parlait Zarathoustra est une œuvre philosophique magistrale. Elle a bouleversé la pensée de l'Occident. «Nietzsche démolit, il sape,» disait Gide. Il remet définitivement l'homme en question. Poète-prophète, Zarathoustra se retire dans la montagne et revient parmi les hommes pour leur parler. Sa leçon essentielle : «Vouloir libère.» Son leitmotiv : rejeter ce qui n'est pas voulu, conquis comme tel, tout ce qui est subi. C'est le sens du fameux : « Deviens celui que tu es. » La vertu est souvent le droit du plus faible, elle paralyse tout, désir, création et joie. Le surhomme nietzschéen est celui qui a la plus grande diversité d'instincts qui s'opposent puissamment mais qu'il maîtrise. La pensée de Nietzsche est un défi permanent. Elle échappe à tout système politique. La ferveur de sa poésie, sa vigoureuse drôlerie ont donné à Nietzsche une célébrité universelle. 

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Philosophe et poète, Nietzsche pouvait-il se douter qu'il serait à ce point citer après sa mort lui qui a été peu reconnu de son vivant et dont les dix dernières années de sa vie se sont terminées dans la démence ?

En tant qu'artiste, il y a de belles inspirations à puiser dans l'œuvre de Nietzsche dont cette célèbre citation : 

« Il faut du chaos en soi pour faire naître une étoile qui danse. »  

Lorsqu'il reçoit son Prix Nobel, le célèbre mathématicien John F. Nash se réjouit de sa schizophrénie qui l'a rendue célèbre.  il écrit : « Ne croyez surtout pas que le fait d'être revenu dans un état normal représente une joie comme si on avait échappé à un handicap. Sans sa folie, Zarathoustra aurait été un homme parmi des millions voire des milliards d'individus qui ont vécu et ensuite ont été oubliés ».

Lire le post sur le Dr John Nash, Entre la folie et la raison.

Pour moi, qui organise des séminaires déambulatoires, je suis entièrement d'accord avec sa conception d'un déséquilibre systématiquement rattrapé. Les pensées élaborées pendant la marche sont des idées nouvelles qui donnent à réfléchir, obligent à chercher un sens nouveau, ce qui amène à être en « déséquilibre » par rapport aux idées reçues. On se met en danger par le doute, puis on trouve quelque chose, on se rattrape et on avance…

Dans une de ses conférences sur la marche, le Pierre Péju dit : « Nietzsche a même théorisé le « penser-marcher », par exemple dans « Le voyageur et son ombre ». L’errant ne s’attache à rien et son désir de mouvement, sa « bougeotte » est absolue.
La philosophie de Nietzsche sera en permanence en lien avec les paysages traversés.

En Suisse  : en traversant les vallées d’altitude, austères et nues où il marche seul, il élabore l’aspect de sa pensée la plus risqué : la notion de surhomme, la notion « d’éternel retour ».