Les petits dessins ne sont pas que pour les enfants !

 
Photo: Joshua Coleman, Unsplash

Photo: Joshua Coleman, Unsplash

Eileen Adams, lorsqu’elle était enfant, enviait les dessinateurs du chantier naval de Greenock, en Écosse. Ceux-ci jouissaient d’un statut enviable. Ils avaient de bons salaires et étaient appréciés par la communauté de la petite ville portuaire.

Elle était tout particulièrement intriguée par la façon dont ils utilisaient le dessin pour toutes sortes d’usages : pour clarifier un concept qu’ils avaient en tête, partager une idée, coucher sur papier une innovation qu’ils n’hésitaient pas à corriger et à fignoler.

Autour d’elle, dessiner était une façon toute naturelle de réfléchir.

Selon Eileen Adams, il existe une taxonomie des dessins qui peut être déclinée comme suit :

  • Le dessin qui rend compte d’une émotion, d’une idée, d’une pensée. Il est réalisé parce que le dessinateur en a envie et que cela lui fait plaisir.

  • Le dessin a pour objectif de communiquer une émotion, une idée, une pensée à autrui.

  • Le croquis, l’esquisse qui sert à tracer les contours d’une idée pour la manipuler et la soumettre au développement de nouveaux concepts. L’esquisse démarre sous une forme embryonnaire et se complexifie, se précise progressivement au fur et à mesure des ratures, des ajustements, des détails que l’on ajoute.

Un dessin d’action pour tester une idée

Le dessin d’action qui permet d’établir un pont entre l’idée telle qu’imaginée et sa mise en pratique dans le monde réel. Le dessin devient une espèce de test qui vise à voir comment une idée peut être mise en pratique. Il s’agit du plan de l’architecte, de l’ingénieur, de l’inventeur.

En considérant le dessin sous ses multiples facettes, il est aisé de constater que dessiner permet de manipuler plus aisément des images mentales.

Selon le physicien Erich Harth, cette manipulation augmente la capacité de la mémoire à court terme en stockant des données précieuses servant à simuler la réalité.

Le dessin possède des vertus qui vont bien au-delà du domaine de l’art et du design. Mais il rebute ceux qui n’en ont pas l’habitude et il est nécessaire d’analyser dans quelle mesure peut-on en faire l’apprentissage.

Dans son livre Drawing for Beginners, Amy Taggart recommande quelques exercices simples pour lutter contre les appréhensions du néophyte.

Dessiner peut s’avérer être un outil efficace d’apprentissage, quel que soit le niveau technique du dessinateur. Mais il se peut que pour certains, la perspective de se servir d’un crayon ou d’un stylo pour dessiner soit rebutante.

Un dirigeant dans une banque m’a confié qu’un commentaire désobligeant d’une de ses enseignantes lorsqu’il était enfant l’empêche encore aujourd’hui de dessiner.

Ces petits commentaires blessants qui bloquent votre créativité et peuvent nuire à une personne pendant de nombreuses années. Si c’est votre cas, ne vous laissez pas faire !

Dessiner ne doit pas nous inhiber… et si vous ne l’avez encore jamais fait… essayez, c’est l’exercice que je vous propose en complément de ce billet.