Bien dormir permet d’être plus productif.

 
Photo : Kinga Cichewicz

Photo : Kinga Cichewicz

Ceux dont l’hygiène du sommeil laisse à désirer ont une capacité d’autorégulation affaiblie, se sentent plus facilement épuisés, et sont moins actifs au travail.

Chacun de nous dispose d’une capacité de travail limité. Lorsque nos ressources s’épuisent et ne parviennent plus à satisfaire aux demandes qu’on nous adresse, nous devenons plus stressés et nous ne parvenons plus à réguler nos efforts. Une fois notre journée de travail terminée, nous n’arrivons plus à récupérer.

Une étude américaine met en lumière le lien important qui existe entre une hygiène de sommeil déficiente et la détérioration du processus de récupération après une journée de travail. Certaines activités, toutes celles en fait qui permettent de nous relaxer et de nous détacher de notre travail, favorisent le processus de récupération. Une bonne hygiène de sommeil en fait partie. Elle permet de refaire nos forces. Une bonne nuit de sommeil est un bon indicateur de l’état de fatigue que nous ressentons au réveil, et des émotions négatives qui risquent de nous perturber durant la journée, tout autant que nos émotions positives.

Les travailleurs qui sentent qu’ils ne disposent que de peu d’énergie seront réticents à s’engager à fond dans une tâche et ce, même s’ils sont prêts à le faire.

Ce n’est pas suffisant de se contenter de mesurer le temps de sommeil. En pratique, pour améliorer l’hygiène de sommeil, il faut s’attaquer à tout un semble de comportements qui ont un impact sur la qualité du sommeil.

Il existe un index qui permet de mesurer soi même l’hygiène de sommeil. L’index est constitué de 13 indicateurs. Chaque indicateur est évalué sur une échelle de 0 à 4. Le score total peut varier de 0 à 52. Un score élevé est un indicateur d’une hygiène de sommeil déficiente.

Index de l’hygiène de sommeil :

1. Durant la journée, de fais des siestes de 2 heures plus.

2. Je me couche à des heures différentes.

3. Je me réveille à des heures différentes.

4. Je m’entraîne au point de transpirer une heure ou moins avant de me coucher.

5. Je reste au lit plus longtemps que je devrais 2 ou 3 fois par semaine.

6. Je bois de l’alcool, je fumes, ou je bois du café 4 heures avant d’aller au lit, ou après m’être mis au lit.

7. Juste avant de me coucher, je m’adonne à des activités qui risquent de me réveiller (jeux vidéos, Internet, etc).

8. Je vais au lit stressé, maussade, ou anxieux.

9. J’utilise mon lit pour regarder la télé, lire, manger, étudier.

10. Je dors dans une chambre inconfortable (trop éclairée, bordélique, trop chaude, trop froide, trop bruyante… ).

11. Je dors dans un lit inconfortable (matelas ou oreiller de piètre qualité, trop ou pas assez de couvertures).

12. Je m’adonne à des activités importantes ou exigeantes avec d’aller au lit (payer des factures, étudier, etc.).

13. Je réfléchis, je planifie, je me fais du soucie lorsque je suis au lit.

Une façon de changer nos habitudes est de mettre une alarme une heure avant d’aller au lit, heure pendant laquelle, nous pouvons nous préparer au sommeil en lisant ou se détendant.

Cette semaine, je vous invite, si vous ne le faites pas déjà, à mettre en pratique deux conseils très simples :

  1. Prévoir des nuits de sommeil entre sept heures trente et huit heures trente.

  2. Faire en sorte de vous endormir avant minuit dans un lieu bien aéré, idéalement toujours à la même heure.

Si vous désirez plus de conseils pour un sommeil de qualité, le billet Bien dormir devrait vous intéresser.

Et si vous souhaitez améliorer votre productivité en accomplissant davantage en ne travaillant pas davantage, mais plus intelligemment, rejoignez-nous, les inscriptions au programme Dessinez votre futur