Exercice No 80

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PRATIQUEZ L'AUTOCOMPASSION

EXERCICE 80

20 minutes pour accepter ses défauts

Cette semaine, on arrête l'autoflagellation de manière créative ! Je vous invite à développer la saine habitude de l'autocompassion. Si vous vous demandez pourquoi l'autocompassion est importante, lisez ma chronique de cette semaine, Êtes-vous perfectionniste ?

Nous savons tous que le mieux est l'ennemi du bien ! Mais comment savoir où s'arrêter ? Car nous savons également que le diable est dans les détails. Trouver le juste équilibre entre le travail bien fait et la prévention d'un perfectionnisme inadapté peut représenter un défi pour certains d'entre nous.

Chose certaine, l'autocompassion est bénéfique pour nous tous !

Voici donc l'exercice de la semaine.

1. Prenez une page de votre journal intime. Faites trois colonnes.
2. Dans la première colonne, énumérez les autocritiques les plus sévères que vous vous faites.
3. Dans la deuxième colonne, pour chacune de vos autocritiques les plus sévères, énumérez les circonstances atténuantes, en d'autres mots, ce qui n'était pas sous votre contrôle.

Oui, vous avez bien lu ! Mais attention, il ne s'agit pas de se trouver des excuses pour des excuses. Ou de faire de nous de pauvres victimes. Il faut juste essayer d'analyser les choses telles qu'elles sont. On sous-estime souvent le facteur 'chance' dans la vie. Est-ce que les meilleures choses nous arrivent parce que nous sommes intelligents, talentueux et que nous travaillons fort. Pas nécessairement. Parfois, il suffit d'une rencontre pour faire bifurquer un parcours !

Malgré tout son talent, JK Rowling a eu beaucoup de chance qu'il y ait une Harry Potter Mania.
Malgré tout son talent, Steve Jobs a eu beaucoup de chance qu'il y ait un engouement pour les produits APPLE. Malgré tout son talent, Elon Musk a eu beaucoup de chance de vendre les premiers modèles de la Roadster à un prix aussi élevé... et je pourrais continuer longtemps.  Mais la chance pure n'existe pas non plus. On fait toujours quelque chose  pour la provoquer...  ou on sait la saisir lorsqu'elle se présente. Mais il arrive des moments où nous sommes dans des impasses. La vie est pleine de surprises. On se réveille chaque matin, et il se produira énormément de choses dans notre journée que nous ignorons. Bref, se sentir responsable de tout n'est pas une bonne stratégie !

4. Dans la troisième colonne, acceptez la situation, avec réalisme, notez en quoi la tâche représentait un défi important pour vous. Énumérez ce qui aurait pu être sous votre contrôle si vous aviez eu un petit quelque chose en plus : une attitude, une information, une compétence, un soutien.

5. Méditez sur ce que vous avez écrit. Si vous êtes très honnête avec vous-même, réussir (lorsque vous avez échoué) était-il si important pour vous ? Parfois, nous voulons réussir pour plaire aux autres. Pour bien paraître. Pour briller en société. Mais est-ce là ce qui nous rendra vraiment heureux ? Qu'est-ce que le succès pour vous ? Faut-il qu'il soit à ce point spectaculaire pour vous rendre heureux ?

Une vie faite de petits succès au quotidien comme d'aider son voisin, ses proches ou un passant croisé dans la rue représente, à mes yeux, des réussites parfois bien plus spectaculaires que celles des mégastars. Ces hommes et ces femmes qui se dévouent pour les autres au quotidien méritent toute notre admiration. 

6. Révisez vos autocritiques, et pour chacune, évaluez l'importance du défi que vous deviez relever.  Parfois, il est utile de se fixer des buts importants pour nous motiver à nous dépasser. Michelangelo a écrit :

« Le plus grand danger pour la plupart d'entre nous n'est pas de se fixer un objectif trop élevé et de ne pas l'atteindre, mais de se fixer un objectif trop bas et de l'atteindre. »

Le contenu des carnets de Leonard de Vinci est plus impressionnant encore que ses œuvres. Le fait d'avoir imaginé autant d'inventions (même si plusieurs n'ont jamais vu le jour de son vivant) a eu une contribution inestimable. Est-ce que Leonard de Vinci considérait les esquisses restées dans ses carnets comme des échecs ? Ou plutôt une étape dans une réflexion, dans un laboratoire de pensée.

En regardant votre liste, appréciez ce que vous avez appris de chacune des expériences, ce qui vous a enrichi y compris s'il s'agissait de résultats inattendus. Peut-être n'avez-vous pas atteint l'objectif qu'on attendait de vous, mais que vous avez obtenu autre chose que vous n'attendiez pas. Soyez indulgent envers vous-même.

7. Mieux encore. Demandez à un ami de faire le même exercice que vous. Retrouvez-vous, tous les deux, dans un lieu agréable, pour partager vos résultats et impressions après l'analyse de vos échecs. Le partage vous permettra de voir que chaque personne a ses propres insatisfactions par rapport à elle-même. En partageant votre histoire, d'une part, vous la ferez évoluer et, d'autre part, vous relativiserez vos échecs en acceptant mieux les aléas de la vie.

8. Pour terminer cette méditation, faites-vous la promesse de prendre soin de vous. Prenez des pauses loin du stress. Allez faire une promenade dans la nature. Dormez. Et au retour de cette petite retraite, décidez de ce que vous pourriez changer dans vos habitudes et le choix de vos prochains défis pour éviter de tomber, à nouveau, dans un perfectionnisme inadapté.

Et si vous souhaitez résoudre votre problème définitivement, je vous conseille cet atelier où je vous accompagne, on résout le problème ensemble en moins de deux heures.