L'Homme est-il un grand singe politique ?

Avons-nous inventé la politique ? Pas si sûr, répond ici Pascal Picq.

En tout cas, si l’homme est politique, il n’en reste pas moins animal, tandis que d’autres espèces semblent bien avoir développé une véritable vie politique et même d’étonnants talents. Machiavel, sans doute, se délecterait à observer les mœurs des chimpanzés !

C’est ce que Pascal Picq expose dans ce nouveau livre de « primatologie politique » un brin provocateur, voyage au cœur de la vraie planète des singes. Derrière la description des pratiques et des luttes des babouins, des gorilles, des bonobos, des orangs-outangs, des macaques et autres vervets et mandrills, chacun pourra essayer de reconnaître les comportements de telle ou telle figure politique d’aujourd’hui, de tel ou tel parti en lice.

Ce livre n’est pourtant pas qu’une amusante suite de « singeries » renouant, grâce aux acquis de l’éthologie, avec la veine des fabulistes.

C’est aussi une réflexion sur le pouvoir, ses jeux et ses enjeux.

Sexe, intérêts et conflits, mais aussi entente et réconciliation : nous n’avons rien inventé !


Pascal Picq est maître de conférences à la chaire de paléoanthropologie et préhistoire du Collège de France. Il est l’auteur de nombreux ouvrages comme Au commencement était l’homme et Lucy et l’Obscurantisme, qui ont été de grands succès. 

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Un Paléoanthropologue dans l'entreprise

A priori sans lien aucun, l'entreprise et la paléoanthropologie partagent pourtant un terrain de réflexion commun. Cet ouvrage original et brillant, illustré d'exemples historiques et récents, est plongé dans l'actualité économique et financière. Pascal Picq y démontre comment le courant darwiniste de l'évolution peut aider à faire sauter les blocages de l'entreprise en France, prisonnière des vieux réflexes lamarckiens. De Lucy au développement durable, des solutions innovantes et une autre façon de penser sont envisagées.

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Entre la théorie de l'évolution de Darwin et la créativité, il y a un lien étroit. Ce n'est pas une espèce seule qui survit, mais une communauté écologique.

Il en va de même, pour un esprit créatif, nous avons besoin des autres pour être plus créatifs. Des facteurs internes interviennent : notre personnalité, nos formes d'intelligence, nos habitudes, nos goûts, notre ouverture… Et des facteurs externes : notre milieu de vie, notre famille, l'environnement, le hasard...

Tout comme dans la Théorie de l'évolution, il faut créer le plus de variations possible, avoir plusieurs idées.
La créativité tant individuelle que collective est vivante, et comme la nature, elle évolue constamment et a besoin, pour son développement, de nombreuses interactions. Pour approfondir la question, je vous invite à lire le livre de Pascal Picq :

Un paléoanthropologue dans l'entreprise, s'adapter et innover pour survivre.

 

Essai sur le don

Texte phare des sciences sociales, l’Essai sur le don, publié en 1925, a immédiatement suscité de nombreux commentaires. Ouvrant la sociologie durkheimienne à l’analyse ethnographique, il inscrit les sociétés du Pacifique, du potlatch amérindien à la kula mélanésienne, dans la culture occidentale.

Dans une présentation essentielle, Florence Weber le situe dans l’histoire scientifique et politique du XXe siècle, et propose au lecteur d’explorer l’archipel des prestations sans marché.

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DONNER, RECEVOIR ET RENDRE.

Marcel Mauss a vu juste en imaginant une société reposant sur le don. Il y a énormément d'inspiration à puiser dans cet essai pour réfléchir à des projets d'intelligence collective et construire des living labs.

Le Cru et le cuit

La science des mythes tel eût pu être le titre de ce livre, si l'auteur n'avait été ramené à des prétentions plus modestes par le sentiment que, sur la voie qu'il a essayé d'ouvrir, tout ou presque tout reste à faire avant qu'on ait le droit de parier de science véritable. Car si, comme on l'espère, la connaissance de l'homme marque ici quelques progrès, ceux-ci ne tiennent à rien d'autre qu'une attitude résolue d'humilité devant l'objet, qui, pour la première fois peut-être, a permis de prendre complètement les mythes " au sérieux ". De l'analyse scrupuleuse d'un mythe, s'amplifiant jusqu'à englober la majeure partie des mythes de l'Amérique tropicale, il résulte en effet que, même là où l'esprit humain semble le plus libre de s'abandonner à sa spontanéité créatrice, il n'existe, dans le choix qu'il fait des images, dans la manière dont il les associe, les oppose ou les enchaîne, nul désordre et nulle fantaisie. Pas plus, donc, que les sciences physiques ne peuvent ménager une place à l'arbitraire dans les oeuvres de la nature, pas plus, si l'homme doit devenir un jour objet de connaissance scientifique, il ne saurait y avoir de l'arbitraire dans les oeuvres de l'esprit. On ne se dispose pas, pour autant, à réduire la pensée au déroulement mécanique de quelques opérations abstraites, dans le produit desquelles l'homme ne se reconnaîtrait plus. Par son titre d'inspiration culinaire, ce livre se réfère aux exigences du corps, et aux rapports élémentaires que l'homme entretient avec le monde. Par sa construction musicale, qui lui donne l'allure d'un vaste oratorio dont les parties évoquent tour à tour le thème et les variations, la sonate, la fugue, la cantate et la symphonie, il rapproche les démarches de la pensée mythique de celles de la musique qui, de tous les beaux-arts, est celui qui ressemble le plus à une science, tout en étant la source d'émotions incomparables. Il ne s'agit donc pas d'appauvrir, d'exclure ou de morceler, mais, au contraire, d'intégrer tous les aspects de la connaissance de l'homme dans un effort d'élucidation qui serait condamné d'avance s'il ne procédait du respect. En sorte qu'à partir de l'opposition, triviale en apparence, du cru et du cuit, on verra d'abord se déployer la puissance logique d'une mythologie de la cuisine, conçue par des tribus sud-américaines où l'auteur a pris ses exemples parce qu'il a vécu dans leur intimité ; puis émerger certaines propriétés générales de la pensée mythique, où se trouve en germe une philosophie de la société et de l'esprit.  Pour acheter le  livre : En Europe:  Amazon.fr

La science des mythes tel eût pu être le titre de ce livre, si l'auteur n'avait été ramené à des prétentions plus modestes par le sentiment que, sur la voie qu'il a essayé d'ouvrir, tout ou presque tout reste à faire avant qu'on ait le droit de parier de science véritable. Car si, comme on l'espère, la connaissance de l'homme marque ici quelques progrès, ceux-ci ne tiennent à rien d'autre qu'une attitude résolue d'humilité devant l'objet, qui, pour la première fois peut-être, a permis de prendre complètement les mythes " au sérieux ". De l'analyse scrupuleuse d'un mythe, s'amplifiant jusqu'à englober la majeure partie des mythes de l'Amérique tropicale, il résulte en effet que, même là où l'esprit humain semble le plus libre de s'abandonner à sa spontanéité créatrice, il n'existe, dans le choix qu'il fait des images, dans la manière dont il les associe, les oppose ou les enchaîne, nul désordre et nulle fantaisie. Pas plus, donc, que les sciences physiques ne peuvent ménager une place à l'arbitraire dans les oeuvres de la nature, pas plus, si l'homme doit devenir un jour objet de connaissance scientifique, il ne saurait y avoir de l'arbitraire dans les oeuvres de l'esprit. On ne se dispose pas, pour autant, à réduire la pensée au déroulement mécanique de quelques opérations abstraites, dans le produit desquelles l'homme ne se reconnaîtrait plus. Par son titre d'inspiration culinaire, ce livre se réfère aux exigences du corps, et aux rapports élémentaires que l'homme entretient avec le monde. Par sa construction musicale, qui lui donne l'allure d'un vaste oratorio dont les parties évoquent tour à tour le thème et les variations, la sonate, la fugue, la cantate et la symphonie, il rapproche les démarches de la pensée mythique de celles de la musique qui, de tous les beaux-arts, est celui qui ressemble le plus à une science, tout en étant la source d'émotions incomparables. Il ne s'agit donc pas d'appauvrir, d'exclure ou de morceler, mais, au contraire, d'intégrer tous les aspects de la connaissance de l'homme dans un effort d'élucidation qui serait condamné d'avance s'il ne procédait du respect. En sorte qu'à partir de l'opposition, triviale en apparence, du cru et du cuit, on verra d'abord se déployer la puissance logique d'une mythologie de la cuisine, conçue par des tribus sud-américaines où l'auteur a pris ses exemples parce qu'il a vécu dans leur intimité ; puis émerger certaines propriétés générales de la pensée mythique, où se trouve en germe une philosophie de la société et de l'esprit.

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Anthropologie du point de vue pragmatique

« Tous les progrès dans la culture, par lesquels l’homme fait son éducation, ont pour but d’appliquer connaissances et aptitudes ainsi acquises, à l’usage du monde; mais en ce monde, l’objet le plus important auquel il puisse en faire l’application, c’est l’homme : car il est à lui-même sa fin dernière. Le connaître, conformément à son espèce, comme être terrestre doué de raison, voilà donc qui mérite tout particulièrement d’être appelé connaissance du monde, bien que l’homme ne constitue qu’une partie des créatures terrestres. Une doctrine de la connaissance de l’homme, systématiquement traitée (Anthropologie), peut l’être du point de vue physiologique, ou du point de vue pragmatique. La connaissance physiologique de l’homme tend à l’exploration de ce que la nature fait de l’homme, la connaissance pragmatique de ce que l’homme, en tant qu’être de libre activité, fait ou peut et doit faire de lui-même »  Kant (1724-1804), né à Kœnigsberg, il y passa sa vie, toute entière consacrée à la méditation et à l’enseignement. Aucun événement remarquable ne troubla cette existence toute intellectuelle.  Pour acheter le  livre : En Europe :  Amazon.fr  Au Canada:   Amazon.ca

« Tous les progrès dans la culture, par lesquels l’homme fait son éducation, ont pour but d’appliquer connaissances et aptitudes ainsi acquises, à l’usage du monde; mais en ce monde, l’objet le plus important auquel il puisse en faire l’application, c’est l’homme : car il est à lui-même sa fin dernière. Le connaître, conformément à son espèce, comme être terrestre doué de raison, voilà donc qui mérite tout particulièrement d’être appelé connaissance du monde, bien que l’homme ne constitue qu’une partie des créatures terrestres.
Une doctrine de la connaissance de l’homme, systématiquement traitée (Anthropologie), peut l’être du point de vue physiologique, ou du point de vue pragmatique. La connaissance physiologique de l’homme tend à l’exploration de ce que la nature fait de l’homme, la connaissance pragmatique de ce que l’homme, en tant qu’être de libre activité, fait ou peut et doit faire de lui-même »

Kant (1724-1804), né à Kœnigsberg, il y passa sa vie, toute entière consacrée à la méditation et à l’enseignement. Aucun événement remarquable ne troubla cette existence toute intellectuelle.

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