2100 Récit du prochain siècle

Imaginer l'avenir du monde pour les cent prochaines années, une tâche impossible ? La plupart des chercheurs estiment qu'au delà de vingt ans «on ne peut rien dire». Or, même si l'on manque de certitudes absolues, les signes du futur sont déjà là. Il est dans la nature de l'homme de rêver son avenir. Telle est la formidable ambition de Thierry Gaudin et de son équipe, proposer un récif du prochain siècle. Pendant les trente prochaines années, on assiste à une lente et générale dégradation, où les riches tirent leur épingle du jeu et les exclus deviennent des sauvages urbains. La température augmente, les océans submergent les plaines côtières, le climat se détériore, les pollutions traversent les frontières. Les armes prolifèrent et se miniaturisent. Les pouvoirs mafieux montent en puissance. Puis, la société réagit par des programmes massifs d'enseignement, d'urbanisme et de reforestation. On construit des cités marines, on aménage l'Himalaya, la Sibérie et le Nord canadien, réchauffés par l'effet de serre. On crée une monnaie mondiale. Enfin vient une époque de libération. Le vingt et unième siècle se présente alors comme le siècle de la femme. On surmonte les interdits religieux. La planète est transformée en jardin. Et, par dessus tout, l'homme retrouve le chemin de la sensibilité. Cette fantastique réflexion, unique au monde, est le fruit de la consultation de plusieurs centaines de chercheurs de tous les horizons et de toutes les disciplines. C'est une invitation à un éblouissant voyage dans notre futur et celui de nos enfants.

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Le Choc numérique

Le monde numérique est là. Il s'est installé dans nos vie quotidiennes, dans le fonctionnement des entreprises, des organisations publiques. Le numérique est devenu indispensable pour se déplacer, s'informer, se distraire, se cultiver, photographier, échanger, commercer, produire... Et ce n est qu'un début. Mais le monde numérique ne supprime pas le monde antérieur, il s y ajoute et donne une nouvelle dimension à l'expérience humaine. Le choc numérique explique ce rapport dynamique entre la vie et son amplification numérique. Le web n est pas le monde du « ou » mais du « et ». Ce livre nous aide à le comprendre, à en mesurer les enjeux, à préparer nos organisations, à en tirer parti pour une société plus fluide, plus efficiente, plus solidaire, plus respectueuse de l'environnement et du long terme. Concret et pratique, ce livre offre des clefs d actions fondées sur des exemples et sur l'expérience des auteurs. Il ouvre des perspectives stimulantes pour le futur.

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La Nouvelle révolution industrielle

Imprimantes 3D, découpeuses laser, logiciels et matériels open source sont désormais à la portée de tous et fabriquer des objets, chez soi comme à son bureau, va rapidement devenir aussi courant que de retoucher des photos… La démocratisation des outils de production va-t-elle déclencher une nouvelle révolution industrielle, portée par les Makers ?

C'est le point de vue défendu par Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired et auteur du best-seller mondial La Longue Traîne, qui expose ici les caractéristiques de ce mouvement en plein essor :
• Les Makers utilisent les outils numériques pour créer de nouveaux produits et réaliser des prototypes.
• Grâce à l'open source, ils mettent en commun leurs idées et leurs connaissances, acquérant ainsi un immense savoir collectif.
• Leurs initiatives dépassent le stade du passe-temps et débouchent désormais sur de véritables entreprises, déjà présentes dans le tissu économique.

Les Makers sont en effet en train d'industrialiser la bidouille et l'esprit DIY (Do It Yourself), en un mouvement tout à la fois artisanal et innovant, high-tech et low-cost. Et aujourd'hui, plus que jamais, chaque inventeur est désormais aussi un potentiel entrepreneur.

Visionnaire, tout en restant pragmatique, Chris Anderson s'appuie sur de nombreux exemples comme les imprimantes 3D MakerBot, les cartes informatiques en open source Arduino ou les boutiques d’autofabrication TechLab. Poursuivant sa réflexion engagée sur l’économie numérique, il décrypte ici ce phénomène qu’il appelle lui-même "le passage des bits aux atomes" ou encore "la longue traîne des objets".

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Chris Anderson, entrepreneur et journaliste américain, est l'auteur de plusieurs best-sellers sur l'économie de l'internet et l'économie de la gratuité.

Physicien de formation, il a débuté sa carrière au laboratoire national de Los Alamos. Puis il s'est consacré au journalisme, il a été l’un des premiers à couvrir le monde de l’internet pour le magazine britannique The Economist. Il a également collaboré aux journaux Nature et Science. Chris Anderson fut lerédacteur en chef du magazine Wired de 2001 à fin 2012. Il est le fondateur de la célèbre conférence Ted.com. Il dirige une start-up qui fabrique des drones. (source Wikipédia).

Lire l'article de Jane Wakefield de la BBC sur Makers, un livre important sur le changement de paradigme et la démocratisation qu'entraînent  lesimprimantes 3D ainsi que les FabLabs qui se multiplient un peu partout.

L'Âge de la multitude

Et si nous étions, sans le savoir, les principaux acteurs de l’économie numérique ? Si nos vies, nos interactions, nos créations étaient la source déterminante de la valeur et de la croissance de l’économie ? Si les stratégies du futur consistaient à capter cette puissance qui est en nous ?

Telle est la thèse de ce livre.

La révolution numérique est derrière nous. Des milliards d’êtres humains sont aujourd’hui instruits et informés, équipés et connectés. Leur désir de créer, de communiquer et de partager n’a jamais rencontré autant de possibilités de passer à l’acte. Ces milliards d’individus composent une « multitude » puissante, mouvante et active, qui bouleverse l’ancien ordre économique et social et ouvre la voie au troisième âge du capitalisme.

La multitude est désormais la clef de la création de valeur dans l’économie. Qui sait susciter, capter et redistribuer la créativité de la multitude peut devenir un géant de l’économie numérique. Qui accepte et nourrit la multitude peut gouverner avec une efficacité jamais atteinte. A l’inverse, qui ne voit pas que l’essentiel de l’intelligence et de la puissance est en dehors de son organisation risque de se faire balayer par les champions de l’économie numérique : ceux qui, par des innovations radicales, font alliance avec la multitude. La multitude est devenue la clef du succès des organisations. Elle est la richesse des nations d’après la révolution numérique.

L’Âge de la multitude dresse la fresque de la transformation en cours. Il offre une synthèse originale des évolutions techniques, économiques, sociales et politiques en cours, puisant à la fois dans l’histoire du numérique et dans son actualité la plus récente. C’est surtout un essai ouvrant de nouvelles perspectives sur l’analyse de la valeur, la stratégie des entreprises, la politique industrielle et la démocratie elle-même.

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La Convivialité

« Si les outils ne sont pas dès maintenant soumis à un contrôle politique, la coopération des bureaucrates du bien-être et des bureaucrates de l’idéologie nous fera crever de “bonheur”. La liberté et la dignité de l’être humain continueront à se dégrader, ainsi s’établira un asservissement sans précédent de l’homme à son outil. »

Dans ce texte phare, Ivan Illich amplifie et radicalise sa critique de la société industrielle. Dénonçant la servitude née du productivisme, le gigantisme des outils, le culte de la croissance et de la réussite matérielle, il oppose à la « menace d’une apocalypse technocratique » la « vision d’une société conviviale ». Ce n’est que par la redécouverte de l’espace du bien-vivre, qu’Illich appelait la convivialité, que les sociétés s’humaniseront.

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Fin de millénaire

Le troisième et dernier volume de la trilogie est consacré à la compréhension du monde politique et social qui se met en place, en cette fin de millénaire, du fait de l'avènement de la société en réseaux et de l'affirmation des identités.

Manuel Castells revient d'abord sur l'effondrement de l'URSS, qu'il analyse comme l'effet de l'incapacité du système bureaucratique à passer à l'âge de l'information. Il montre ensuite comment le capitalisme à l'ère des réseaux accroît les inégalités et l'exclusion à l'échelle de la planète : en témoignent tout autant l'état de l'Afrique que la pauvreté urbaine et l'exploitation des enfants. Il s'attache dans le même mouvement à expliquer pourquoi la globalisation en cours est aussi celle des mafias, qui n'ont pas leur pareil pour mettre à profit l'ouverture des frontières et les nouvelles technologies. Revenant alors sur le boom qu'ont connu les économies asiatiques pendant deux décennies, il explique la crise financière qu'elles traversent depuis quelque temps comme le signe qu'à l'ère de l'information on ne peut plus piloter le développement économique par le haut.
Dans ce contexte, l'unification européenne, première expérience de passage de l'Etat-nation à l'Etat en réseau, doit être regardée comme une entreprise de portée historique.

En guise de conclusion générale de la trilogie, Manuel Cascells dégage les principes d'une théorie de la société à l'ère de l'information.

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H2O and the Waters of Forgetfulness

In the course of this brilliant essay the author traces the way water has been shorn of its mythic associations and reduced to an urban cleaning fluid. The histories of medicine, art, mythology, architecture, technology, and conceptions of the afterlife come into play as the changing role of water in our lives is revealed.

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La Montée de l'insignifiance

La montée de l’insignifiance, c’est l’entrée dans une société qui n’a plus d’image d’elle-même, à laquelle les individus ne peuvent plus s’identifier, où les mécanismes de direction se décomposent. Mais une société qui refuse l’autolimitation et la mortalité est vouée à l’échec. Des deux grandes significations constitutives du monde moderne, celle qui avait fini par s’imposer sans partage ? l’expansion illimitée ? est aujourd’hui en crise. L’éclipse de l’autre ? l’autonomie individuelle et collective ? sera-t-elle durable ? Saurons-nous créer de nouvelles façons d’être ensemble? Les questions soulevées dans ces textes de 1982-1995 se posent à nous de façon toujours plus pressante.

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Cornelius Castoriadis est un philosophe qui m'inspire énormément. Avant même de l'avoir lu, j'ai mené des projets d'Intelligence collective s'appuyant sur le rêve éveillé pour stimuler l'imaginaire. Malgré un contexte humain, politique et social très tendu, ces projets ont fait bouger les marques rapidement. Le rêve éveillé (ou voir ses rêves comme le dit Castoriadis) s'est avéré un puissant levier de transformation de la pensée des individus, puis de leurs actions. Avec cette impulsion qui a nourrit une nouvelle énergie créatrice au sein de l'organisation, la réalité de chacun s'est transformée (tant dans sa vie privée qu'au travail) et cela a impacté, de manière positive, la vie collective.

J'aurais adoré échanger avec le philosophe. Cela aurait été amusant que je lui fasse voir des projets où le résultat des rêves collectifs ont été la base de la co-création d'une réalité imaginée qui a ensuite été reproduite en images de synthèse pour un réseau intranet co-imaginé par tous les employés. 

Le but ultime de ce projet de communicatiion était de rétablir le respect et le dialogue entre les personnes, et cela a fonctionné. Cornélius Castoriadis a vu juste dans ses analyses et ses propositions. A lire et à relire.

Sujet et vérité

 Les séminaires de Cornelius Castoriadis à l’EHESS (1980-1995), dont le contenu a nourri quelques-uns des textes les plus importants de la série des Carrefours du labyrinthe, devaient servir de matériau à son dernier grand ouvrage,  La Création humaine , qu’il n’a malheureusement pu mener à son terme.  Sur  Le Politique  de Platon  (1999) reprenait une partie de l’enseignement de l’année 1986.  On trouvera dans le présent volume, qui inaugure la publication intégrale de ses séminaires, la transcription ? effectuée par Castoriadis lui-même ? de ceux de l’année 1986-1987. Il y aborde deux questions pour lui indissociables : qu’en est-il du sujet aujourd’hui ? Et : dans quelle mesure y a-t-il création social-historique de la vérité ?   Sujet et vérité dans le monde social-historique  est un nouveau témoignage d’une pensée puissamment originale, pour laquelle la société, l’histoire et la psyché humaine sont les objets privilégiés de la réflexion philosophique.  Pour acheter le  livre : En Europe:  Amazon.fr  Au Canada:   Amazon.ca

Les séminaires de Cornelius Castoriadis à l’EHESS (1980-1995), dont le contenu a nourri quelques-uns des textes les plus importants de la série des Carrefours du labyrinthe, devaient servir de matériau à son dernier grand ouvrage, La Création humaine, qu’il n’a malheureusement pu mener à son terme. Sur Le Politique de Platon (1999) reprenait une partie de l’enseignement de l’année 1986.

On trouvera dans le présent volume, qui inaugure la publication intégrale de ses séminaires, la transcription ? effectuée par Castoriadis lui-même ? de ceux de l’année 1986-1987. Il y aborde deux questions pour lui indissociables : qu’en est-il du sujet aujourd’hui ? Et : dans quelle mesure y a-t-il création social-historique de la vérité ?

Sujet et vérité dans le monde social-historique est un nouveau témoignage d’une pensée puissamment originale, pour laquelle la société, l’histoire et la psyché humaine sont les objets privilégiés de la réflexion philosophique.

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Cornelius Castoriadis est un philosophe qui m'inspire énormément. Avant même de l'avoir lu, j'ai mené des projets d'Intelligence collective s'appuyant sur le rêve éveillé pour stimuler l'imaginaire. Malgré un contexte humain, politique et social très tendu, ces projets ont fait bouger les marques rapidement. Le rêve éveillé (ou voir ses rêves comme le dit Castoriadis) s'est avéré un puissant levier de transformation de la pensée des individus, puis de leurs actions. Avec cette impulsion qui a nourrit une nouvelle énergie créatrice au sein de l'organisation, la réalité de chacun s'est transformée (tant dans sa vie privée qu'au travail) et cela a impacté, de manière positive, la vie collective.

J'aurais adoré échanger avec le philosophe. Cela aurait été amusant que je lui fasse voir des projets où le résultat des rêves collectifs ont été la base de la co-création d'une réalité imaginée qui a ensuite été reproduite en images de synthèse pour un réseau intranet co-imaginé par tous les employés. 

Le but ultime de ce projet de communicatiion était de rétablir le respect et le dialogue entre les personnes, et cela a fonctionné. Cornélius Castoriadis a vu juste dans ses analyses et ses propositions. A lire et à relire.

Vers une civilisation de convivialité

La désastreuse méga-machine de l’efficacité technique et économique laisse de côté des milliards d’affamés, de rejetés ou de précaires, une nature dégradée. L’humanité a un besoin extrême de progresser vivement selon l’autre direction de son évolution, celle qui l’a fait naître et qui organise le bien vivre ensemble.

Partout des groupes, des individus résistent à la méga-machine. Ils expérimentent des organisations différentes, ils animent des oasis du bien vivre. Pour que l’avenir de l’humanité bascule vers cette civilisation de la convivialité il faut que ces forces de vie en partagent explicitement la vision et affirment ce qui, au-delà de leurs diversités, fait leur unité : une volonté de travailler ensemble, pour la vie, en prenant soin l’un de l’autre et de la nature.

Il faut clamer notre interdépendance généralisée, l’accepter et la mettre en œuvre entre tous les humains et avec la nature

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Marc Humbert, professeur d’économie politique à Rennes 1, a co-fondé en 2002, le réseau pluridisciplinaire international PEKEA (Un Savoir Politique et Ethique sur les Activités Economiques). Il a récemment co-publié le Manifeste convivialiste (2013) et de la convivialité (2011).

Co-fondateur de Pekea, éditorialiste régulier dans le journal Ouest-France, Marc Humbert est une figure intellectuelle en Bretagne. Invité régulièrement à l'occasion de conférences ou d'interventions, ce livre de vulgarisation de la « notion de convivialité », chère à Illitch a un échos auprès d'un large public.

Marc Humbert est celui qui a eu l'idée du convivialisme comme il l'explique au début de son livre :  « La contribution de cet ouvrage s'inscrit dans la suite de ceux qui reprennent des idées autrefois introduites par Ivan Illich. J'avais proposé cette reprise en organisant un colloque à Tokyo, en 2010, entre Japonais et Français. Quelques auteurs et intellectuels français invités à cet effet, comme Alain Caillé, Serge Latouche, Patrick Viveret s'en sont emparés à des degrés divers, et nous avons publié ensemble deux ouvrages sur le thème (un en français, De la convivialité, en 2011)  à la Découverte, l'autre en japonais, éd. Commons, en 20111). Alain Caillé a repris dans la foulée mon idée1 de manifeste (Pour un manifeste du convivialisme, Le Bord de l'eau,  2011) et en a organisé une préparation collective, qui a conduit à ce qu'une soixantaine d'intellectuels discutent et signent un ouvrage collectif (Manifeste convivialiste, Le Bord de l'eau, 2013). S'y trouve un argumentaire général de philosophie politique en faveur du convivialisme, comme dépassement des autres « isme », libéralisme, anarchisme socialisme, communisme. Bien que sans référence doctrinale affirmée, la convivialité, comme pratique concrète, me paraît déjà présente dans le quotidien. Elle caractérise le comportement de la plupart des humains, au sein d'innombrables groupes, même s'ils sont contraints par les forces dominantes à se soumettre de manière prioritaire à des lois et à des règles qui en sont fort éloignées.

Ce livre soutient cette idée de la pratique déjà bien étendue et inscrite dans notre histoire longue, mais diffuse et non collectivement reconnue, de la convivialité ; il aide à en prendre conscience, ce qui est nécessaire pour que les plus grands nombres puissent effectivement se mobiliser et faire qu'elle devienne une référence commune ; elle est le fondement du bien vivre ensemble et c'est autour d'elle que peut s'organiser un avenir meilleur que notre présent. »



De la convivialité

 Tout le monde sent bien, sait bien que nos sociétés ne pourront pas continuer longtemps sur leur lancée actuelle, en ravageant toujours plus la nature, en laissant exploser les inégalités, en lâchant la bride à une finance folle qui dévaste et corrompt tout. Mais quelle alternative imaginer ? Les idéologies politiques héritées ne semblent plus être à la hauteur des défis de l'époque. C'est dans ce contexte qu'il convient d'examiner ce qui est susceptible de réunir certains des courants de pensée les plus novateurs de ces dernières années : décroissance, recherche de nouveaux indicateurs de richesse, anti-utilitarisme et paradigme du don, plaidoyer pour la sobriété volontaire, etc.

Confrontant ici leurs points de vue, en cherchant davantage ce qu'ils ont en commun que ce qui les oppose, certains des animateurs les plus connus de ces courants constatent que l'essentiel, dans le sillage de certaines analyses d'Ivan Illich, est de jeter les bases d'une société conviviale : une société où l'on où l'on puisse vivre ensemble et « s'opposer sans se massacrer » (Marcel Mauss), même avec une croissance économique faible ou nulle.

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C'est en lisant ce livre que j'ai découvert le convivialisme. Cette lecture a été importante pour moi. Elle m'a fait découvrir un groupe d'intellectuels engagés qui m'ont vraiment donné envie de les rejoindre ainsi qu'un rencontre importante avec Marc Humbert, professeur d'économie politique à Rennes 1, co-fondateur en 2002 du réseau interdisciplinaire international PEKEA (Un Savoir Politique et Éthique sur les Activités Économiques). Il est aussi l'auteur de Vers une civilisation de convivialité.

 

Lire le post sur mon blog, Constellations citoyennes : le début de l'aventure.

Depuis, nous avons co-signé avec une soixantaine d'intellectuels le Manifeste Convivialiste (2013). Voir le site.

 

La Sociologie malgré tout

Si c’est « malgré tout » qu’il faut défendre la sociologie, c’est malgré ce qu’elle est devenue. Bien loin de ses grandes espérances initiales et des splendeurs que nous ont léguées les Durkheim, Weber, Simmel, Mead, Elias, Mauss, etc. Ce que l’on appelle sociologie s’est peu à peu recroquevillé jusqu’à apparaître comme la « science (ou la pseudo science) des restes », la science de ce dont ne parlent ni les philosophes, ni les économistes, ni les historiens, ni les anthropologues, ni les théoriciens de la littérature, etc. Éclatée en de multiples chapelles théoriques ou idéologiques, privée de colonne vertébrale paradigmatique et institutionnelle, elle ne croit plus pouvoir trouver son unité que dans une référence de plus en plus incantatoire au « terrain » et à l’empirisme, et dans ses querelles infinies sur ce qui fait la bonne méthode ou le bon terrain.

La sociologie classique, celle qu’il nous faut faire revivre et actualiser, se présentait tout autrement. Elle revendiquait hautement une approche empirique de la réalité et le souci d’établir des faits, elle aussi, mais elle n’imaginait pas que ce puisse êtreaccompli hors-théorie et sans enjeux normatifs, c’est-à-dire éthiques et politiques… Dit autrement, elle se vivait comme le lieu et le moment généraliste de la science sociale générale. C’est cette sociologie là, autrement dit la science sociale générale, qui nous fait désormais défaut et qu’on appelle ici à renaître de ses cendres.

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Professeur émérite de sociologie à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, directeur et fondateur de la revue du Mauss, Alain Caillé est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, il est la cheville ouvrière du mouvement convivialiste. Il impressionne tous ses collègues par son formidable esprit de synthèse.

La sociologie malgré tout, Autres fragments d'une sociologie générale est un livre qui demeurera pour moi, un livre de référence. Il permet de faire le point sur ce que pourrait être une sociologie générale.

Impossible d'imaginer des projets d'intelligence collective en profondeur sans avoir ce livre synthèse sous la main et réfléchir à comment nous pourrions incarner les belles idées que proposent Alain Caillé.

Pour les étudiants qui cherchent un sujet de thèse, dans sa conclusion, Alain Caillé propose quatorze thèses qui seraient une contribution importante pour l'élaboration d'une sociologie générale et le développement d'une société convivialiste.


Alain Caillé a le don de mettre les choses à plat d'une manière claire et simple, et il le fait admirablement dans son dernier livre, La sociologie malgré tout, Autres fragments d'une sociologie générale. Une lecture accessible à tout lecteur non spécialiste qui permet de placer les différents penseurs (philosophes, sociologues, anthropologues, ethnologues...) sur le grand échiquier d'une sociologie générale qui ne pourra être écrite que si des passionnés prennent le flambeau que leur passe élégamment le professeur émérite de sociologie à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, aussi directeur et fondateur de la Revue du MAUSS1. Car c'est bien d'élégance qu'il s'agit. Je remercie Alain Caillé pour ce souci de l'autre, ce respect du lecteur. Il est bien plus contraignant d'écrire avec un souci de lisibilité en présentant les thèses des auteurs cités, permettant aux lecteurs que nous sommes, de suivre aisément l'auteur dans ses argumentaires. Quel temps précieux, il nous fait gagner. Voilà une manière d'écrire qui contribue à rendre l'autre plus intelligent et qui devrait inspirer d'autres auteurs en science sociale qui se cachent parfois derrière un certain snobisme d'érudition et dont les livres nous tombent des mains après les premières pages tant il est difficile de comprendre l'essentiel de leur propos.

La Voie

 Le vaisseau spatial Terre, continue à toute vitesse sa course dans un processus à trois visages : mondialisation, occidentalisation, développement.  Tout est désormais interdépendant, mais tout est en même temps séparé. L’unification techno-économique du globe s’accompagne de conflits ethniques, religieux, politiques, de convulsions économiques, de la dégradation de la biosphère, de la crise des civilisations traditionnelles mais aussi de la modernité. Une multiplicité de crises sont ainsi enchevêtrées dans la grande crise de l'humanité, qui n'arrive pas à devenir l'humanité. Où nous conduit la voie suivie ?  Vers un progrès ininterrompu ? Nous ne pouvons plus le croire. La mort de la pieuvre totalitaire a réveillé la pieuvre des fanatismes religieux et stimulé celle du capitalisme financier. Elles enserrent de plus en plus le monde de leurs tentacules. La diminution de la pauvreté se fait non seulement dans un accroissement de bien-être matériel, mais également dans un énorme accroissement de misère. Allons-nous vers des catastrophes en chaîne ? C’est ce qui paraît probable si nous ne parvenons pas à changer de voie.  Edgar Morin pose ici les jalons d’une « Voie » salutaire qui pourrait se dessiner par la conjonction de myriades de voies réformatrices et nous conduire à une métamorphose plus étonnante encore que celle qui a engendré les sociétés historiques à partir des sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs.  Directeur de recherches émérite au CNRS, penseur transdisciplinaire et indiscipliné, l’auteur de  La Voie  est connu pour avoir conçu la "pensée complexe" dans son œuvre maîtresse,  La Méthode . Il est docteur  honoris causa  de vingt-quatre universités à travers le monde.  Pour acheter le  livre : En Europe:  Amazon.fr  Au Canada:   Amazon.ca

Le vaisseau spatial Terre, continue à toute vitesse sa course dans un processus à trois visages : mondialisation, occidentalisation, développement.

Tout est désormais interdépendant, mais tout est en même temps séparé. L’unification techno-économique du globe s’accompagne de conflits ethniques, religieux, politiques, de convulsions économiques, de la dégradation de la biosphère, de la crise des civilisations traditionnelles mais aussi de la modernité. Une multiplicité de crises sont ainsi enchevêtrées dans la grande crise de l'humanité, qui n'arrive pas à devenir l'humanité. Où nous conduit la voie suivie ?

Vers un progrès ininterrompu ? Nous ne pouvons plus le croire. La mort de la pieuvre totalitaire a réveillé la pieuvre des fanatismes religieux et stimulé celle du capitalisme financier. Elles enserrent de plus en plus le monde de leurs tentacules. La diminution de la pauvreté se fait non seulement dans un accroissement de bien-être matériel, mais également dans un énorme accroissement de misère. Allons-nous vers des catastrophes en chaîne ? C’est ce qui paraît probable si nous ne parvenons pas à changer de voie.

Edgar Morin pose ici les jalons d’une « Voie » salutaire qui pourrait se dessiner par la conjonction de myriades de voies réformatrices et nous conduire à une métamorphose plus étonnante encore que celle qui a engendré les sociétés historiques à partir des sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs.

Directeur de recherches émérite au CNRS, penseur transdisciplinaire et indiscipliné, l’auteur de La Voie est connu pour avoir conçu la "pensée complexe" dans son œuvre maîtresse, La Méthode. Il est docteur honoris causa de vingt-quatre universités à travers le monde.

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EDGAR MORIN est un signataire du Manifeste convivialiste (2013). Ses écrits sont toujours une source d'inspiration et de connaissance.

Préoccupé depuis longtemps par la dérive du monde, l'intellectuel reste engagé sur plusieurs fronts tant sociaux, politiques qu'écologiques. 

Voir le site des convivialistes

Essai sur le don

Texte phare des sciences sociales, l’Essai sur le don, publié en 1925, a immédiatement suscité de nombreux commentaires. Ouvrant la sociologie durkheimienne à l’analyse ethnographique, il inscrit les sociétés du Pacifique, du potlatch amérindien à la kula mélanésienne, dans la culture occidentale.

Dans une présentation essentielle, Florence Weber le situe dans l’histoire scientifique et politique du XXe siècle, et propose au lecteur d’explorer l’archipel des prestations sans marché.

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DONNER, RECEVOIR ET RENDRE.

Marcel Mauss a vu juste en imaginant une société reposant sur le don. Il y a énormément d'inspiration à puiser dans cet essai pour réfléchir à des projets d'intelligence collective et construire des living labs.

La Société des égaux

Nous vivons aujourd’hui une véritable contre-révolution. Depuis les années 1980, les plus riches n’ont en effet cessé d’accroître leur part des revenus et des patrimoines, inversant la précédente tendance séculaire à la réduction des écarts de richesse.

Les facteurs économiques et sociaux qui ont engendré cette situation sont bien connus. Mais la panne de l’idée d’égalité a aussi joué un rôle majeur en conduisant insidieusement à délégitimer l’impôt et les actions de redistribution. Du même coup, la dénonciation d’inégalités ressenties comme inacceptables voisine avec une forme de résignation et un sentiment d’impuissance. Il n’y a donc rien de plus urgent que de refonder l’idée d’égalité pour sortir des impasses du temps présent.

L’ouvrage contribue à cette entreprise d’une double façon. En retraçant l’histoire des deux siècles de débats et de luttes sur le sujet, il apporte d’abord un éclairage inédit sur la situation actuelle. Il élabore ensuite une philosophie de l’égalité comme relation sociale qui permet d’aller au-delà des théories de la justice qui, de John Rawls à Amartya Sen, ont jusqu’à présent dominé la réflexion contemporaine. Il montre que la reconstruction d’une société fondée sur les principes de singularité, de réciprocité et de communalité est la condition d’une solidarité plus active.

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L'Envie - Essai sur une passion triste

Pourquoi lui, pourquoi elle et pas moi ? Telle est la question tourmentée qui résonne ici. Celle de cette passion triste, l’envie, le seul des sept péchés capitaux que nul ne serait jamais disposé à admettre. Le plus ambigu et le plus obscène.

Envie, in-videre : regarder mal, regarder de travers. Que de fois n’a-t-on capté, dans le regard de l’autre, cet éclat torve et détourné, ce « mauvais œil » de l’envie, qui provoque en nous un malaise inexplicable ? Mais n’est-ce pas l’envieux autant que l’envié qui en est la victime ? Car s’il est vrai que tout péché apporte du plaisir, le poison de l'envie génère le tourment et la souffrance de l'âme. L’envieux souffre du bénéfice, du bonheur, de la jouissance des autres, vécus comme une réduction de son être, signe de son échec ou de son infériorité.

Bien nihiliste vocation alors que celle qui nous pousse à nous sacrifier nous-mêmes pour ne rien concéder à l’autre. Ou, pire, à entraîner dans notre chute les autres, tous les autres, préférant ainsi une égalité négative d’anéantissement à l’insupportable poids de la différence. Car l’envie vient de la comparaison. Elle est avant tout une passion relationnelle et relative.

Si la relation et la comparaison sont constitutives de la condition humaine, sommes-nous alors inévitablement condamnés à l’envie ? Certes, toute comparaison n’est pas nécessairement envieuse. Elle peut être simplement compétitive, émulative, ou même sympathique. Néanmoins le germe de l’envie est toujours aux aguets. Notamment lorsque l’homme se voit réduit à la figure de l’homo œconomicus, le narcissisme postmoderne règne en maître.

À la lecture de la mythologie et de la théologie, de la littérature et de la philosophie, des sciences sociales et de la psychanalyse, l'auteur poursuit cette passion triste de l'Antiquité à nos sociétés modernes, des contes de fées aux faits les plus ordinaires de notre vie quotidienne. Elle en souligne aussi toute la violence lorsqu'elle se transforme en ressentiment. Comment alors échapper au vertige de l’envie ? Quelles autres passions opposer à cette passion triste ?

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Elena Pulcini est philosophe, professeur à l'Université de Florence. Elle a publié notamment Amour-passion et amour conjugual : Rousseau et l'origine d'un conflit moderne (1998), The Individual without Passions. Moderne Individualism and the Loss of Social Bond, Lexington (Rowans & Littlefield), Lanham, USA 2012 et Care of the World, Fear, Responsibiiity and Justice in the Global Age, Springer, Dordrecht 2012.

Elena Pulcini est co-signataire du Manifeste convivialiste.

Voir le site des convivialistes

 

Notice rouge

« Mon grand-père était le secrétaire général du parti Communiste américain ; j’ai décidé d’être le premier capitaliste en Russie. » Bill Browder l’a fait : en pariant sur la gigantesque campagne de privatisation des entreprises russes, son fonds d’investissement a atteint quatre milliards de dollars. Mais le 1er novembre 2009, Sergueï Magnitski, son avocat, est conduit dans une cellule d’isolation d’une prison de Moscou, menotté puis battu à mort par huit policiers. Son crime ? Avoir défendu Bill Browder contre le ministère de l’Intérieur impliqué dans une escroquerie d’un montant de 230 millions de dollars. Bill Browder abandonne alors les affaires pour se lancer dans un combat à corps perdu pour la liberté et la justice.

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Thriller de haut vol, si vous aimez les romans de John le Carré, ce livre est pour vous. S'il se retrouve dans ma bibliothèque, c'est plutôt pour des raisons pédagogiques. Bien que ce livre n'ait pas de lien direct avec les thèmes de l'art, la créativité ou l'intelligence collective que nous abordons habituellement aux Cahiers de l'imaginaire, il mérite d'être lu. D'une part, il très bien écrit, le financier Bill Browder manie les mots aussi bien que les chiffres. D'autre part, son histoire autobiographique nous permet de comprendre les dessous des cartes géopolitiques d'un monde qui va mal et de constater tout le tort que font à la société certaines pratiques bien peu soucieuses de l'éthique, l'équité, l'intégrité...

Ce serait, si on lit bien Darwin, le signe avant-coureur de la disparition d'une espèce, devenant vraiment trop envahissante. Il est impossible qu'une société reposant sur ces pratiques sauvages et irrespectueuses survive encore longtemps. Bill Browder est un financier qui se réveille et décide d'agir courageusement par respect pour ses collaborateurs et ses clients. Dans sa course, il devient de plus en plus conscient du mal qui peut être fait...  Ce monde de la finance, responsable d'une grande partie des problèmes d'injustices planétaires, se remet rarement en question. Pris au piège, Bill Browder fait preuve d'une intégrité et d'une générosité qui apportent un léger espoir qu'au sein même de la communauté financière où est née le problème, il y ait des chevaliers qui pourraient aider au sauvetage in extremis et participer, avec ceux qui le souhaitent, à une  nouvelle éthique du monde.

 Bill Browder est le fils du mathématicien Felix Browder et le petit-fils d'Eartl Browder, l'ancien dirigeant  du Parti communiste américain. Il a grandi à Chicago, 
est diplômé en économie de l'Université de Chicago et détient un MBA de la Stanford Business School. Il a été le défenseur du capitalisme... il serait un bon candidat pour rejoindre les convivialistes. Il est aux premières loges pour juger à quel point les anciens modèles ne fonctionnent pas et qu'ils peuvent être des nids de corruption. Il est temps d'en inventer un nouveau...  je lui lance l'invitation. Nous serions ravis de l'accueillir pour nous aider à définir avec les jeunes générations ce à quoi pourrait ressembler un convivialisme éclairé. Un bilan et une expérience de terrain des erreurs passées seraient une bonne source d'apprentissage.

L'Instant éternel

Une longue période semble s'achever, celle où les interrogations du présent devaient trouver leur réponse dans le futur. Celle où il était d'abord question de préparer l'avenir, de programmer sur le long terme l'économie et la société. Or, on assiste aujourd'hui à ce que l'on peut appeler le retour du destin, lequel s'exprime sous la forme de l'imprévisible et du pur présent. Cette nouvelle intensité de l'instant explose dans toutes les directions : des vidéo-clips aux jeux informatiques, des manifestations sportives aux fêtes techno, en passant par l'écologie, voire l'astrologie. À l'idéologie du progrès centrée sur l'individu atomisé se susbtitue un univers de rituels, de plaisirs et d'imaginaires partagés : un véritable réenchantement du monde passant par la fête et par une relation à l'environnement. L'éthique qui naît de cette société nouvelle ne peut être que celle du tragique. Celle d'un acquiescement à la plénitude de l'instant doublé de l'acceptation lucide de l'éphémère.

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Michel Maffesoli, professeur de sociologie à la Sorbonne est l'auteur de nombreux essais.

 

Ordres et désordres

Enfin libérée des catéchismes idéologiques, émancipée de tous les dogmes simplificateurs, à quelques années de l'an 2000, une pensée neuve se cherche. Un nouveau paradigme que des auteurs, ici et là, s'efforcent d'articuler. Il s'agit tout à la fois d'échapper aux réductionnismes d'avant-hier, de refonder l'autonomie de l'homme sur l'échec des vieux déterminismes, de bâtir un pont entre deux cultures - " scientifique " et " littéraire " - dont le divorce, sans cesse aggravé, n'est ni acceptable ni inéluctable. Il s'agit en bref d'apprendre à " penser la complexité ". Encore inconnus du grand public, et chacun dans son domaine, des chercheurs s'emploient à baliser ces nouvelles routes. Des concepts souvent mal compris circulent déjà d'une discipline à l'autre : " hasard organisateur ", " auto-organisation ", " ordre par le bruit ", " système autoréférentiel ", etc. Une connaissance commune s'élabore lentement, une nouvelle intelligibilité du monde. Laquelle ? Qu'y a-t-il de commun entre les découvertes d'un Henri Atlan et celles de Francisco Varela, René Girard, Cornélius Castoriadis, Edgar Morin, Heinz von Foerster, Ivan Illich ? C'est à cette question que répond ici Jean-Pierre Dupuy au terme d'une quête poursuivie passionnément pendant des années et dont il rend compte avec une exceptionnelle clarté. Ce livre est une initiation à la " scienza nuova " de demain, un manuel d'exploration intellectuelle, le témoignage d'un lecteur infatigable et vigilant. 

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Polytechnicien et ingénieur des mines, Jean-Pierre Dupuy est professeur de français et chercheur au Centre d'Étude du Langage et de l'Information (CSLI) de l'Université Stanford en Californie. Il a aussi enseigné la philosophie sociale et politique et l'éthique des sciences et techniques jusqu'en 2006 à l'École polytechnique à Paris. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et un co-signataire du Manifeste convivialiste (2013) tout comme le directeur de la collection, Jean-Claude Guillebaud.

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Les Étapes de la pensée sociologique

 «Parti à la recherche des origines de la sociologie moderne, j'ai abouti, en fait, à une galerie de portraits intellectuels... Je me suis efforcé de saisir l'essentiel de la pensée de ces sociologues, sans méconnaître ce que nous considérons comme l'intention spécifique de la sociologie, sans oublier non plus que cette intention était inséparable, au siècle dernier, des conceptions philosophiques et d'un idéal politique.» Raymond Aron.  Pour acheter le  livre : En Europe:  Amazon.fr  Au Canada:   Amazon.ca

«Parti à la recherche des origines de la sociologie moderne, j'ai abouti, en fait, à une galerie de portraits intellectuels... Je me suis efforcé de saisir l'essentiel de la pensée de ces sociologues, sans méconnaître ce que nous considérons comme l'intention spécifique de la sociologie, sans oublier non plus que cette intention était inséparable, au siècle dernier, des conceptions philosophiques et d'un idéal politique.» Raymond Aron.

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Petit-cousin de Marcel Mauss, Raymond Aron est cité par Alain Caillé dans La Sociologie Malgré tout, un excellent ouvrage.