Un camping emflammé

Doctorante à l'École Polytechnique de Montréal en Génie industriel, les recherches de Julie Latour visent à outiller le management participatif.

Doctorante à l'École Polytechnique de Montréal en Génie industriel, les recherches de Julie Latour visent à outiller le management participatif.

par JULIE LATOUR

Une équipe de recherche décide d’organiser une petite excursion dans les bois durant la fin de semaine. Arrivé sur les lieux, le professeur réalise qu’il ne dispose de rien pour partir le feu. « Faisons comme les anciens ! », propose-t-il. Il sort de sa poche une loupe, vous savez la vieillesse, et tente de centrer les rayons du soleil.  

L’associé de recherche, Robert Boyle, est alors découragé en voyant cette pénible tentative et propose d’utiliser un peu de phosphore et de soufre. En effet, il en trimbale toujours sur lui. Après quelques heures, ils sont forcés de constater leur échec cuisant. Ils décident donc de retourner à leur tente, qui sait ils rêveront peut-être d’une solution.

Pendant ce temps, le jeune doctorant, Samuel Jones, décide de reprendre les travaux de l’associé et du professeur. Il reprend l’idée du soufre et le recouvre de chlorure de potassium, il enrobe le tout d’une petite capsule facilement cassable au contact d’une surface rugueuse. Ça fonctionne bien, la flamme est un peu instable et la réaction violente. À l’odeur du feu, le professeur surpris sort de sa tente et s’écrie : « Wow Samuel ! Tu es digne de Lucifer !  » Mais ouf ! Quelle odeur, ça pue les oeufs ! Maintenant que tu en as fabriqué plusieurs, je vais enfin pouvoir fumer mes cigarettes. »

Charles Sauriau, le dernier membre de l’équipe, propose alors d’ajouter du phosphore blanc pour modifier l’odeur. « Pas fou ! » s’écrit le professeur. « Mais, as-tu pensé aux impacts d’un tel choix, le phosphore blanc, engendre des maladies osseuses très dangereuses. »

Alors que l’équipe de recherche, satisfaite de ses travaux, retourne dans la tente, la nuit venue, un américain du campement voisin qui avait entendu leurs discussions prend un échantillon de l’invention et se dépêche à déposer un brevet d’invention et d'en faire le commerce dans le camping.

Dommage pour l’équipe de recherche, comme quoi une invention n’a d’intérêt que si on sait comment la partager.