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Cécile Escaich est doctorante à l'École Polytechnique de Montréal en Génie mécanique.

Cécile Escaich est doctorante à l'École Polytechnique de Montréal en Génie mécanique.

par Cécile Escaich

Les générations actuelles le côtoient tous les jours, sur les réseaux sociaux, en guise de souvenir. Qui n’a jamais posté une photographie sur son profil Facebook, Twitter ou Instagram ?
 

L’étymologie grecque du mot « photographie » signifie littéralement « peindre avec de la lumière ». En effet, à l’époque la photographie a vu le jour en tirant parti de nombreuses innovations technologiques et techniques dans les domaines de l'optique, de la chimie, de la mécanique, de l'électricité, de l'électronique et de l'informatique. 

Les travaux d’Aristote (philosophe grec -384/-322) et de Ibn al-Haytham (Mathématicien, philosophe et physicien 965/1039) ont permis de fixer la réalité dans des boîtes. Dès lors, pour voir apparaitre une image inversée sur fond blanc dans le fond de la boîte (ou chambre noire),  un petit trou y est percé (sténopé). En parallèle, les alchimistes savaient que la lumière noircissait le chlorure d’argent. C’est en 1780 que l’un d’entre eux, Jacques Charles parvint à figer de façon éphémère une silhouette sur du papier imbibé de chlorure d’argent par le principe de la chambre noire. Des travaux similaires ont été menés avec du nitrate d’argent, puis publiés en 1802 par Tomas Wedgwood. Le fixateur qui sera utilisé par la suite : l’hyposulfite de sodium, n’a été décrit qu’en 1819 par John Herschel.

Les inventeurs ont ensuite pris la suite en associant ces trois procédés, notamment Joseph Nicéphone Niépce qui a fixé des images de qualité moyenne sur des plaques d’étain recouverte de bitume de Judée (qui durcit à la lumière). À sa mort en 1833, Louis Daguerre améliore le procédé en découvrant le procédé de l’image latente et en raccourcissant le procédé à une dizaine de minutes. Son invention fut promue et reconnue par l’académie des sciences, en 1839 grâce au soutien du savant réputé François Arago. Son invention n’était qu’une amélioration de l’invention de Niépce, qui n’a cessé d’être améliorée dans le temps. De nos jours, on parle de photographie argentique.

A l’ère du numérique le bitume ou nitrate d’argent est remplacé par un capteur électronique en guise de capteur photosensible. Ce capteur est couplé à des techniques de traitement et de diffusion afin d’obtenir une image et de la stocker dans la mémoire de l’appareil. 

 Les prises d’images quel que soit l’appareil utilisé semblent vitales pour les générations présentes. En effet, qu’est-ce qu’une photographie si ce n’est figer dans le temps un moment de notre histoire, des émotions qui nous ont marqués et que l’on souhaite partager ou ne pas oublier ?

 

« Une photographie, c’est un arrêt du cœur d’une fraction de seconde »

 

Pierre Movila