VACCIN : ce VIRUS fantastique

par Abderrahman Bani et Samir Benabdallah
doctorants à l'École Polytechnique de Montréal

La Turquie était un empire (Ottoman) très avancé dans plusieurs domaines dont celui des sciences. La femme de l’ambassadeur anglais, lors d’un voyage à Constantinople, voit pour la première fois la technique de variolisation. Une technique qui consiste à frotter la peau d’une personne saine contre les pustules d’un malade. À son retour dans les années 1710, elle en parle à son mari et la fait pratiquer sur ses enfants pour les protéger de la variole.

Ce n’est que plus tard que le médecin anglais Edward Jenner applique ses recherches à la prévention de la variole. La variolisation était dangereuse puisque toute personne en contact avec le microbe risquait de contracter la maladie. En 1796, le Dr Jenner réussit enfin à vacciner un jeune garçon à l’aide d’une seringue, et fut ainsi le père de la vaccination. Grâce à ses recherches, la variole a été éliminée du globe.

Le principe de la vaccination est simple, il réside dans le fait d’injecter une maladie morte ou bénigne, autrement dit, un virus désactivé, pour éviter l’expansion de la maladie maligne ou mortelle. Le système immunitaire se prépare alors à combattre efficacement la maladie ou le virus s’ils se présentent. Les premiers vaccins reçus de nos jours se font durant les six premiers mois de la vie, car c’est en cette période qu’on est susceptible d’attraper une maladie mortelle.

D’autres découvertes de vaccins ont suivi, telles que le vaccin contre la peste en 1896. La maladie semait la mort partout où elle passait. Encore 40 000 personnes ont souffert de cette maladie au cours des 15 dernières années.

À partir des années 1920, les vaccins contre la tuberculose, la diphtérie, la grippe, et encore d’autres maladies néfastes, ont été développés. Avec les avancées de la science dans le domaine médical, d’autres maladies commençaient à faire surface, à être comprises et traitées. Le cancer, ou comme on l’appelle la maladie contemporaine—même s'il existe depuis plus que 3200 ans —prend plusieurs formes, et se crée essentiellement par la transformation génétique de cellules initialement normales. Le docteur Irving Millman a pu découvrir le vaccin contre l’hépatite B, la maladie menant au cancer du foie. En 1965, c'est le docteur Baruch Blumberg qui a reçu le prix Nobel grâce à sa découverte du virus de l’hépatite B.

Le développement et les avancées dans le domaine de la vaccination ne s’arrêtent pas là, les recherches se poursuivent encore pour vaincre d’autres maladies et virus. À titre indicatif, le premier vaccin de prévention contre le VIH/Sida (1998) a été testé sur plus que 5 400 volontaires. La maladie touchait en 2013 plus de 35 millions d’individus dans le monde, et des recherches sont encore menées pour développer un vaccin efficace.

Une autre grave maladie a été découverte en 1976 dans le Zaïre (l'actuelle République démocratique du Congo), causant une épidémie en 2013 qui a touché l’ouest de l’Afrique, ayant fait 11 300 morts. Des recherches intensives mené à Winnipeg contre le virus Ebola ont menées à un vaccin canadien hautement efficace.