Le rêve que j'habite.

Chacun de nous habite un rêve différent. Fort heureusement nos rêves se rejoignent dès que nous entreprenons un dialogue... en mots, en images, en sons, en idées, en concepts, en gestes... toute forme est possible pour communiquer et se rejoindre. 

Le Rêve que j'habite
By Sylvie Gendreau

Si je publie maintenant ce petit e-book, Le rêve que j'habite, une version numérique d'extraits représentant le cœur du récit L'Entrée dans le monde (2007), troisième tome de L'École des désirs (2004), c'est qu'il a été écrit comme le livre blanc de ce qui allait naître deux années plus tard :  Les Cahiers de l'imaginaire

Il est toujours utile de rappeler les fondamentaux de l'édifice que nous souhaitons co-construire. J'ai tenté de le simplifier afin qu'on puisse le relire souvent... et qu'il ne perde pas sa raison d'être de petit traité vitaminé et ludique pour que nous ayons 'le cœur à imaginer' ce qu'il y de plus Beau et de plus Bon lors de nos futures explorations et expérimentations.

J'espère qu'il vous accompagnera en toutes circonstances et qu'il vous aidera à vous souvenir que les rêves permettent de construire le réel. Ils sont la source de notre créativité. L'agitation de la vie quotidienne nous éloigne de ce pouvoir créateur qui nous aide à dépasser notre quotidien et à réenchanter nos vies. 

Le Jeu des perles de verre
By Hermann Hesse

Je laisse maintenant la parole à un ami des Cahiers de l'imaginaire qui me fait très plaisir en parlant d'Hermann Hesse et qui nous donne envie de relire son très beau livre, Le jeu des perles de verre. Je vous en reparlerai en cours d'année.

La profondeur et la beauté de son témoignage m'encouragent et me stimule, car il montre que peu à peu Les Cahiers de l'imaginaire deviennent une communauté d'artisans créatifs qui ont ce désir de rêver et de réfléchir pour co-construire plus intelligemment.

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt “Le rêve que j’habite”. Il m’a semblé retranscrire l’enthousiasme déjà contenu dans “la cité des intelligences”. J’y ai trouvé, outre de grands fondamentaux sur l’approche du concept et des rappels efficaces de quelques formidables figures de la philosophie, une vraie synthèse éclairante de la mécanique créatrice. Elle est une voie pour ceux qui n’ont pas le temps de se souvenir de leurs nourritures littéraires, pour ceux qui n’osent plus s’interroger car ils sont pris dans les tourbillons épuisants de la nécessité, pour ceux dont l’envie s’écrase sur leur impuissance, pour ceux encore qui ont trouvé l’étourdissement d’une échappatoire à leur frustration. Tu sais très bien expliquer le vide et le plein, le tapage et le silence, la nuit et la lumière, le zéro et l’infini (Aleph zéro - théorie des positions), l’intime et le collectif. Tu ne t’arrêtes pourtant pas à la démonstration et tu proposes des actes précis, des rituels quotidiens propres à stimuler nos ressorts créatifs, à nous faire goûter ce retour jubilatoire que nous donne ce que nous avons élaboré du chaos apparent de nos pensées, et, comme tu dis :”vibrer au contact d’idées nouvelles qui émergent du ventre de nos cerveaux et de nos coeurs” Alors des “Cahiers de l’imaginaire” il m’est apparu qu’il fallait leur ajouter (mais sans doute cela est déjà conçu) une étape supplémentaire, c’est à dire :”Les ateliers de l’imaginaire” afin de poursuivre en résonance avec Rêve-Concept-Construction une cohérence Cahiers-Laboratoire-Ateliers. Et puis en te lisant, après beaucoup de réminiscences se sont imposés des ouvrages de Carlos CASTANEDA. Sans doute connais-tu l’ensemble de cette oeuvre qui, outre une anthropologie contestable, mais sans réelle importance, car elle n’est qu’un prétexte, recèle la force magique de l’intérieur de soi lorsque nos regards sont capables de créer le monde. En effet, notre vision du monde n’est qu’une interprétation convenue et structurée dans un cadre mental commun direct. A contrario, le peintre invite par la distorsion de cette vision première du monde à percevoir une autre réalité, une dimension différente. Toute création ajoute une dimension nouvelle et des milliers sont donc possibles. CASTANEDA dit que le rêve est la réalité de tous ces possibles. D’autres souvenirs pour moi également de l’ouvrage d’Hermann HESSE du “Jeu des perles de verre” qui propose une extraordinaire connivence entre les domaines spirituels, sociétaux, intellectuels ou physiques les plus opposés. Là aussi un livre très marquant.
— Michel Dardy

Prescription de lecture :


À lire dans un car, un train, un avion. En attendant que… Sur un banc dans un parc. Sur une pierre près de la mer. Les pieds dans le sable. La tête dans les nuages. Appuyé contre un arbre. Attablé dans un café. Dans un lit douillet. Et ensuite ?  Racontez-nous dans quel rêve vous habitez.