Concrete Love

ou l'amour qui permet de construire.

Les récentes découvertes sur la plastie du cerveau sont très stimulantes. Plus nous nous lançons des défis, meilleurs nous devenons. La confiance joue un rôle clé. D'une part, la confiance en soi... tout oser sans avoir peur du ridicule. D'autre part, la confiance que les autres ont en nous. Cette connaissance ne date pas d'hier. En 1968, Rosenthal et Jacobson Lenore ont fait une étude dans une salle de classe en disant aux enseignants des écoles élémentaires que certains élèves avaient des aptitudes pour faire des études supérieures. En fait, ces élèves avaient été choisis au hasard. Rien ne les distinguaient des autres enfants. Pourtant, à la fin de l'année scolaire, 30 % des enfants nommés arbitrairement avaient gagné une moyenne de 22 points de QI et les autres avaient gagné 10 points comme le rappelle Eric Barker dans l'article de son blog repris par Time Magazine.

Concrete Love par Sylvie Gendreau. Photo : Pierre Guité

Concrete Love par Sylvie Gendreau. Photo : Pierre Guité

Il en va de même pour la créativité. Plus nous sommes confiants et encouragés, plus nous sommes créatifs. Cette pensée me rappelle le film que j'ai vu cet hiver au 33e Festival International du Film sur l'Art  à Montréal, Concrete Love de Maurizius Staerkle-Drux, né en 1988 à Cologne et a grandi à Zurich. Diplômé de l’Université des arts de Zurich, il travaille comme réalisateur et concepteur sonore. Son film a remporté le prix du jury ex æquo avec ART WAR de Marco Wilms (Allemagne).

C'est l'histoire de Gottfried Böhm (né en 1920 ) considéré comme le plus important architecte allemand. Il a repris le cabinet d’architecture de son père à Cologne, à la mort de celui-ci en 1955. Böhm a réalisé de nombreux bâtiments en Allemagne : églises, musées, théâtres, centres culturels, bureaux et logements. Il se définit comme un architecte qui crée des « connexions », entre le passé et le nouveau, les idées et le monde physique, un bâtiment et son cadre urbain, démarche qui se traduit dans le choix de la forme, des matériaux et des couleurs.

Ses trois fils ont aussi étudié l'architecture. Ils travaillent avec lui. Tous les jours, il est confronté à des projets où les trois fils Stephan, Peter et Paul rivalisent entre eux. Le pilier, c'était Elisabeth, également architecte, épouse, mère et leur plus importante source d’inspiration. Elle soutenait tous ses hommes avec amour. Pendant tout le documentaire, ses mots et ses gestes illustrent ces forces silencieuses que sont l'amour et la confiance.  De belles traces...

On n'y échappe pas... les technologies se pefectionnent, la science évolue, les techniques s'affinent... mais ce qui nous aide à être plus créatif... c'est finalement toujours les encouragements de ceux qui croient en nous.