Exercice No 83

 Photo : Katya Austin, Unsplash

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Soyez pointilleux 

EXERCICE 83

Nous pouvons faire des choix comme aucune génération avant nous, ce qui devrait être une source de joie et de bien-être. Le hic ? Devant tant de possibilités, notre cerveau s'épuise. Cela finit par nous rendre indécis. Au point où parfois nous ne faisons plus de choix du tout.

Nous sommes sous influence. Publicités. Alertes. Nouveautés. On ne veut rien manquer. Résultats : Nous perdons des minutes précieuses de notre vie à nous laisser influencer par des marchands de toutes sortes.

Cette semaine, je vous propose de retrouver un peu de bonheur et de sérénité en disant stop aux influences intrusives qui vous perturbent.

Avant, je vous conseille de lire l'article Apprendre à choisir pour prendre la mesure de cette chance inouïe que nous avons de pouvoir faire des choix. Ne la gaspillons pas.

Barry Schwartz, nous donne des pistes intéressantes dans son ouvrage The paradox of choices. Voici ce qu'il conseille :

Première Partie

Faites quatre colonnes :

  1. Dans la première, énumérez les décisions que vous avez prises récemment (l'éventail peut être large de l'achat d'un vêtement, d'une maison à un changement d'emploi).
  2. Dans la deuxième, indiquez le temps que vous avez consacré à cette décision, incluant le temps de recherche jusqu'à la transaction finale.
  3. Dans la troisième, évaluez votre niveau d'anxiété et de fatigue pendant cette décision.
  4. Dans la quatrième, écrivez comment ce processus (le temps et les efforts que vous y avez consacrés) contribue aux bienfaits ressentis après cette décision. 

En d'autres mots, on passe parfois trop de temps pour prendre la meilleure décision. On gaspille un temps précieux pour une économie de bouts de chandelle ou une mince différence de qualité.

Rappelez-vous que le mieux est l'ennemi du bien. Une décision acceptable est souvent tout à fait correcte. Vouloir le meilleur en tout n'est pas toujours une stratégie gagnante et saine. Lisez mon article Êtes-vous perfectionniste ? On peut extrapoler l'état dépressif que cause le perfectionnisme à l'extrême à des prises de décisions pointilleuses et obsessionnelles.

Deuxième partie

  1. Énumérez tous les domaines qui vous obligent à prendre des décisions souvent.
  2. Évaluez l'importance de ces domaines pour vous. (Par exemple, si vous êtes un chef, choisir vos matières premières occupe probablement une partie importante de votre vie).
  3. Réfléchissez à vos processus décisionnels pour chacun de ces domaines et comment vous pourriez les améliorer. (Moi, par exemple, je perds peu de temps à faire les courses). Je sais ce que je veux et ce que j'aime, je m'approvisionne souvent aux mêmes endroits sauf si le hasard me fait découvrir quelque chose de nouveau).

En prenant le temps de réfléchir, affirme Barry Schwartz, la publicité a moins d'emprise sur nous. On se développe des routines et on se protège de pertes de temps inutiles qui cause l'indécision.

Ce qui aide aussi pour apprendre à choisir, c'est :

  • Se satisfaire de ce que nous avons. 
  • Apprécier les éléments positifs de notre vie.
  • Cesser de se comparer aux autres.

Il semblerait que les personnes très frustrées se sentent moins frustrées lorsqu'elles s'aperçoivent que leurs collègues ou amis ont également des soucis ou des revers de fortune. 😡 Ne serions-nous pas un peu tordus ?

Essayons donc d'être moins frustrés, plus authentiques, ainsi nous pourrons nous réjouir davantage des réussites et des succès de nos amis et collègues.

Nous vivons à une période extraordinaire, nous avons accès à de multiple possibilités, cela pourrait être l'occasion de nous réinventer et d'atténuer certains travers comme celui d'envier nos voisins 😉 Cela me rappelle l'excellent livre d'Elena Pucini, L'envie. Essai sur une passion triste qui propose des pistes originales et porteuses.

Bref, soyons pointilleux non pas sur nos choix, mais sur nos façons de choisir !

Que ce soit dans le cours Ma vie telle que je l'imagine ou Dessinez votre futur, les participants prennent le temps de se poser les bonnes questions avant de choisir les méthodes qui les aideront à écrire le scénario de leur vie. Il n'y a rien de mieux que de se préparer à être le designer de sa vie.

Cela ne veut pas dire que nous ne serons plus jamais sous influence, mais nous aurons un brin de conscience supplémentaire, et cela peut faire toute la différence pour mieux réussir sa vie.

Chers amis, si nous étions le designer de notre vie... Que pourrions-nous inventer pour favoriser le bien-être, l'équité sociale et le mieux vivre ensemble ?