DAVID ALTMEJD

Michelle Stien, Nathalie POirier, Jean-Paul Belud et Sylvie Dumas en réflexion lors de la visite de l'exposition FLUX au MAM

Michelle Stien, Nathalie POirier, Jean-Paul Belud et Sylvie Dumas en réflexion lors de la visite de l'exposition FLUX au MAM

On ne peut dire que bravo aux commissaires François Michaud et Robert Vifian pour la première rétrospective en France de DAVID ALTMEJD à l'ARC au Musée d'art moderne de la ville de Paris. L'expérience s'accorde au travail et à la personnalité du sculpteur.  Elle est libre, intelligente et vivante. L'artiste fait vivre un grand moment aux spectateurs de l'exposition où se mêlent surprises intenses et réflexions. Même ceux qui ne comprennent pas, ceux qui ont du mal à adhérer au départ, finissent par se laisser ensorceler par ce flux continu de vie et de rêves — si proche de ce que nous sommes — un dédale où s'enchevêtrent avec précision mille et un détails ciselés avec finesse par l'artiste philosophe. Les commentaires et les étonnements fusent. Ce qui rend l’expérience collective du spectateur encore plus stimulante.

On n’aurait pu imaginer meilleure médiation qu’une promenade dans l'espace en écoutant les commentaires de l’artiste qui raconte son processus de création, ses intentions, ses questions, ses doutes et donne à voir ce qui nous aurait forcément échappé tant certaines de ses œuvres fourmillent d’éléments et de symboles subtils. L’application, très bien conçue, nourrit l’imaginaire le temps de cette traversée dans les paysages oniriques et en mouvance d’un artiste majeur de ce siècle même s'il est à peine âgé de 40 ans. L'application permet aussi de revisiter l'exposition tant et aussi souvent que nous le souhaitons pour approfondir les réflexions que nous propose David Altmedj.

Le parcours résonne d’autant plus qu’il se rapproche des réflexions sur la création collective et sur l’évolution de notre espèce : l’animal que nous sommes — pas si différent des autres — à cette période charnière où nous basculons, à notre corps défendant, dans un autre monde nourri par la multitude et par une connectivité de plus en plus intense aux autres et aux choses qui ajoute encore plus de complexité à ce monde déjà si mystérieux.

Comme l’écrivent Eric Schmidt et Jared Cohen dans leur ouvrage, The New Digital Age Reshaping the Future of People, Nations and Business… Internet fait partie des choses que nous avons créée et que nous ne comprenons pas entièrement. Ce qui a commencé par un besoin en information électronique s’est transformé en un déversoir infini multi-face omniprésent d’expressions et d’énergies humaines. Un vortex à la fois intangible et en constante mutation, se développant toujours davantage, se complexifiant à chaque seconde qui passe. C’est à la fois une incroyable source positive, et le risque potentiel d'un terrible démon dont nous commençons à peine à mesurer l’impact sur notre civilisation. Internet est jusqu’à maintenant l’expérience  la plus grandiose de l’histoire qui intègre l’anarchie. Nous ne savons pas tout ce qui se passe sur Internet, et tout ce qui s’y passera.*

Les œuvres de David Altmedj plongent le spectateur dans une réflexion similaire. Nous ne comprendrons jamais tout de l’univers, de la nature, de la vie physique, de la vie psychique. Des choses nous échapperont toujours et resteront à jamais invisibles à nos yeux, tout comme dans les œuvres complexes du sculpteur. Une exposition réussie est un merveilleux chemin vers la connaissance. Avec FLUX, la table est mise et regorge de victuailles pour les yeux et pour l'esprit.

Sarah Altmejd, 2003, photographie de Lance Brewer©David Altmejd, courtoisie d'Andrea Rosen, Gallery, New YorK

Sarah Altmejd, 2003, photographie de Lance Brewer©David Altmejd, courtoisie d'Andrea Rosen, Gallery, New YorK

L'INTENTION

Pour la première œuvre, l'artiste voulait commencer avec « un bang » avec la sculpture de la tête de sa sœur, Sarah Altmejd, la personne qu'il aime le plus au monde.

Il raconte ses débuts, dans un tout petit appartement qu'il partageait et où il n'avait pas d'espace d'atelier. Il faisait de la sculpture dans sa chambre, sur le plancher, parce qu'il n'avait aucune table à sa disposition. Il n'avait rien, mais cela ne l'empêchait pas d'avoir de grandes ambitions en tant que sculpteur.

David, tu as juste ta chambre et tu dois faire un petit objet. Qu’est-ce que tu vas faire pour faire l’objet le plus intense de l’univers?
— David Altmedj

LA QUESTION

Je me suis dit : Je pourrais faire quelque chose comme un autoportrait... Mais ce serait vraiment intéressant si je faisais un autoportrait qui soit comme une combinaison de mon père et de ma mère. Or, ma sœur est aussi une combinaison de mon père et de ma mère.
— David Altmedj

Le sculpteur a donc décidé de faire un portrait de sa sœur qui serait un autoportrait avec un trou noir au lieu du visage. Il a travaillé longtemps pour reproduire le contour du visage, la chevelure, le cou, l'angle du cou... Puis, il a commencé à creuser à l'intérieur du visage un trou noir qui donne une impression d'infini au point où il s’y perdait lui-même.

LA TRANSFORMATION

The Builders, 2005© David Altmejd, Image courtesy of Andrea Rosen Gallery, New York

The Builders, 2005© David Altmejd, Image courtesy of Andrea Rosen Gallery, New York

La deuxième œuvre de l'exposition, The Builders, 2005, est annonciatrice des préoccupations majeures de l'artiste. D'une part, il s'agit d'une structure architecturale très complexe. On y retrouve le loup-garou, le premier géant qu'il a créé. Cette fois, il est en décomposition au point où on ne fait plus la différence entre la structure — en décomposition aussi — et le personnage. L'artiste attire notre attention sur la petite chaîne en or, partant de la colonne vertébrale du loup-garou et s'élevant vers le haut et mise en exergue dans une boîte de plexigass. Elle symbolise l'énergie. Cette œuvre ouverte, sans limite, au contour flou contient les matériaux privilégiés par le sculpteur : animaux empaillés, miroir, minéraux, chaines, végétaux...

Le spectateur est ensuite invité à circuler parmi les géants, si grands, si habités, qui — même après un examen approfondi — continuent à nous intriguer. Ils représentent des paysages qui génèrent et secrètent des matériaux différents. Des matériaux que le sculpteur utilisera ensuite pour ses autres sculptures. Cette fois, il s'agit d'un renversement total et logique comme l'explique l'artiste : « C'est le corps qui contient des architectures. Il est symbolique de la nature. »

The Giant, 2006, david altmedj

The Giant, 2006, david altmedj

Son premier personnage, le loup-garou (Seconde Werewolf, 2000) est né de son besoin: « ...d'un élément organique très concentré qui soit suggestif de la transformation qui possède une grande énergie. À cause de sa taille, je ne peux pas m’identifier au géant. Quand je travaille sur un géant, j’oublie que c’est un corps parce qu’il est trop grand. Donc je suis capable de travailler uniquement de manière abstraite. Cela me permettait de me perdre à l’intérieur de ce corps et d’oublier que c’était un corps. »

La promenade au milieu des géants et de leurs doubles grâce aux reflets du miroir sur le mur d'en face donne l'impression au spectateur de plonger au cœur de la théorie de l'évolution de Darwin. La nature se transforme sans arrêt et nous sommes nous-mêmes issus de cette transformation tout comme les plantes, les animaux, la mer... tout s'entremêle, tout est éphémère, tout vit, tout vibre, tout disparaît un jour pour laisser place à d'autres naissances. Un cycle transformatif de vie qui nous remet à notre place de passeur de passage.

Le miroir, matériau important utilisé par l'artiste qui n'existe que par rapport à l'image qu'il reflète, la réalité qu'il donne à voir. L'artiste le brise volontairement et questionne nos perceptions. « Le miroir parfait n'existe pas. Au moment où je le frappe, il commence à exister dans l'espace très intensément. » Il multiplie l'espace.

AUTOGESTATION ET INTELLIGENCE DE LA MAIN.

C’est à l’intérieur d’un géant que j’ai commencé à utiliser un moulage de ma main comme symbole du geste du sculpteur. Puis j’ai décidé d’isoler cette idée à l’Intérieur d’autres corps, mais des corps grandeur nature. J’ai voulu faire des corps qui seraient uniquement faits de plâtre et de moulages de mes mains. Je les ai appelés Bodybuilders parce que je me servais de mes mains pour déplacer la matière, pour faire bouger le plâtre d’un endroit à un autre, pour créer un corps avec une forme particulière qui serait déterminée par le corps lui-même.
— David Altmedj
Untitled 6, (The Watchers), david altmedj

Untitled 6, (The Watchers), david altmedj

Untitled 8 (bodybuilders), 2013, David Altmjed Plâtre, polystyrène, mousse expansive, toile de jute, peinture latex, bois

Untitled 8 (bodybuilders), 2013, David Altmjed
Plâtre, polystyrène, mousse expansive, toile de jute, peinture latex, bois

Les mains et leurs mouvements deviennent l'élément-clé des sculptures à l'échelle humaine de facture plus classique, figures en plâtre cette fois. Le corps reconstitue la forme de son propre corps, une idée qui se retrouve dans tout le travail de l'artiste. L'idée que la sculpture elle-même est capable de créer sa propre forme le séduit énormément.

Cette idée de métamorphose 'volontaire' rappelle à la fois le libre-arbitre de chacun de sculpter sa vie et l'aléatoire qui affecte le résultat obtenu et qui ne cesse de nous étonner, nous forçant à nous adapter aux situations imprévues qui, par ricochet, nous transforment à leur tour.

Ces transformateurs que sont les Bodybuilders se transforment en The Watchers. Une série de figures ailées. « Les Bodybuilders en transportant la matière vers le haut ont formé des masses qui me faisaient penser à des ailes. Les Bodybuilders se sont transformés en anges.»

Le symbole est d'autant plus fort que le musée a accepté de retirer le vélum pour laisser la lumière du jour descendre sur les sculptures ailées.

Prendre la matière du bas et la faire monter, pour moi c’est un geste sculptural fondamental. C’est de ce geste que sont nés les Watchers, ces personnages ailés. Ensuite, il y eu les Relatives, qui sont comme des Bodybuilders mais suspendus au plafond — et comme ils sont à l’envers, ils deviennent quelque chose de complètement différent. Ça m’a permis d’utiliser une matière, une couleur différente : j’ai utilisé de la matière noire pour créer un contraste.
— David Altmedj
detail of The Flux and The Puddle, 2014 Photograph by James Ewing© David Altmejd, Image courtesy of Andrea Rosen, Gallery, New York

detail of The Flux and The Puddle, 2014
Photograph by James Ewing© David Altmejd, Image courtesy of Andrea Rosen, Gallery, New York

L'œuvre la plus importante de l'exposition, The Flux and The Puddle (flaque en français) est fascinante. Elle est comme un laboratoire. Elle contient un nombre infini d'informations qui rend l'œuvre très vivante aux yeux de l'artiste.

Je voulais que tout ce qui la compose ait été fabriqué dedans. J’ai vraiment construit la structure la plus grande possible à l’intérieur de mon atelier. Et puis c’est devenu l’espace de l’atelier : il restait seulement un mètre de chaque côté, je n’avais pas de place à l’extérieur de la sculpture pour créer des éléments, donc je les faisais à l’Intérieur. J’aime cette idée que la sculpture ait la capacité de produire elle-même, de s’engendrer...
— David Altmedj
Detail of The Flux and the Puddle, 2014 Photograph by James Ewing© David Altmejd, Image courtesy of Andrea Rosen, Gallery, New YorK

Detail of The Flux and the Puddle, 2014
Photograph by James Ewing© David Altmejd, Image courtesy of Andrea Rosen, Gallery, New YorK

Il est vraiment intéressant que l'artiste partage ainsi ses réflexions. Toutes ses œuvres prennent alors une dimension plus profonde. Notre attention est portée sur un détail qui ensuite se développe à différentes époques et dans plusieurs autres œuvres. L'idée de faire des œuvres synthèses est aussi une très belle idée comme traces de mémoire qui renforcent le savoir. Elle apporte encore plus de sens et permet d'approfondir et de prolonger la réflexion.

Dans ma vie d’artiste ça m’est arrivé deux fois : avec The Index que j’ai présenté à Venise en 2007 et avec The Flux and the Puddle. À chaque fois, j’ai voulu créer un univers ou un système, un organisme qui serait capable d’inclure tout ce que j’avais fait auparavant — et donc c’est devenu un genre de laboratoire. Cela m’intéressait de voir ce qui allait s’y produire si je mettais des choses plus anciennes avec des choses du présent, ou même des choses du futur... The Flux and the Puddle est une grande vitrine d’ensemble, mais ce que contient cette grande vitrine c’est une espèce de chaos organisé. Plutôt que de vouloir éliminer la dimension chaotique des choses, je la respecte énormément. Elle est figée.
— David Altmedj

Dans ses explications, l'artiste raconte s'être fait laisser guidé, ne sachant pas au départ comment réagiraient les éléments : guerre, sexe... et finalement, ce qui est ressorti, c'est le mouvement. Encore une fois, un puissante métaphore pour apprendre à vivre aux abords du chaos.

En écoutant le sculpteur, on pense aux écrivains qui disent avoir suivi leurs personnages tout au long du roman... sans savoir où cela les mènerait. Les propos de David Altmedj, au milieu de son laboratoire, de son œuvre, sont du même ordre. The Flux and The Puddle rend merveilleusement la complexité et l'esprit de la création. Une œuvre qui capte et restitue complètement l'air du temps.

Même si on en a fait le tour, même si on passe des jours et des jours à faire le tour, on ne peut avoir accès à toute l’information. Je suis sûr qu’il y a des éléments de la pièce qu’on ne peut pas voir, qui sont invisibles pour le spectateur, qui sont cachés. Et pour moi, ça c’est intéressant : c’est comme une personne — on ne peut jamais avoir accès à tout...
— David Altmedj
La chambre d'hôte, 2010, david altmedj

La chambre d'hôte, 2010, david altmedj

Encore une fois, les œuvres synthèses du sculpteur évoquent naturellement l'analogie d'un retour sur soi, sur sa vie, sur son évolution voire sur les écarts, les décalages entre intentions de départ et réalisations. Un processus aussi qui illustre la naissance d'un concept et son parcours... ses petites chaines en or et en argent, symboles d'énergie pure (Untitled, 2005, Plexiglas, chaîne dorée) en passant par les fils et leurs fuseaux. Bref, des œuvres denses qui interpellent et qui se parlent entre elles. Un théâtre de formes et de flux où tout est mouvement comme dans la vie.

L'exposition se termine sur plusieurs têtes. Un exercice formel pour David Altmedj qui explique qu'il a toujours une tête ou deux en production en même temps qu'il travaille sur une grande sculpture. On pourrait revisiter l'exposition, dit-il, en essayant d'associer les têtes correspondant aux œuvres.

Il y a des expositions dont on sait qu'elle nous marquera longtemps, c'est le cas de FLUX. Les œuvres n'ont pas besoin des textes pour exister. Elles sont puissantes et parlent d'elles-mêmes. Mais cette fois, la médiation n'ajoute pas seulement du savoir et un contexte, elle accompagne tout et chacun, y compris le plus fermé à l'art contemporain, le moins érudit, et elle l'entraîne dans une réflexion entre lui, l'artiste et les œuvres. Même celui qui n'adhère pas au départ a toutes les chances d'en retirer quelque chose. Bien sûr, tous les artistes n'ont pas les talents d'expression et la sympathique élocution de David Altmedj, mais cet exemple de médiation est absolument à suivre par d'autres commissaires tant elle joue à la perfection le rôle éducatif qui revient aux musées.

Cette conversation avec Robert Vifian est d'une richesse inouïe. L'application, une réussite. Encore une fois bravo aux commissaires François Michaud et Robert Vifian pour leur ouverture et la liberté laissées à l'artiste, valorisant son travail et accompagnant ses mises en scène de sorte que le spectateur s'engage dans une traversée de paysages étranges, parfois grotesques et fantastiques. Lorsque l'artiste crée, il part du cœur de l'œuvre à réaliser. La médiation est ainsi faite qu'elle encourage aussi le spectateur à partir du cœur de la démarche artistique de David Altmedj.

Untitled, 2011, Photo Jessica Eckert©David Altmejd, Image courtesy of Andrea Rosen, Gallery, New York

Untitled, 2011, Photo Jessica Eckert©David Altmejd, Image courtesy of Andrea Rosen, Gallery, New York

The Swarm, 2011, Photograph by Farzad Owrang, Image courtesy of The Brant Foundation Art Study Center

The Swarm, 2011, Photograph by Farzad Owrang, Image courtesy of The Brant Foundation Art Study Center

FLUX, une exposition à voir et à revoir cent fois plutôt qu'une tant on peut y découvrir et y apprendre des choses.

VISITE VIRTUELLE 360 degrés Exposition FLUX, David ALTMEJD

VISITE VIRTUELLE 360 degrés
Exposition FLUX, David ALTMEJD

À PARIS - Au LUXEMBOURG -  À MONTRÉAL
Au Musée d'art moderne de la ville de Paris jusqu'au 1er février 2015.
Au MUDAM au Luxembourg du 7 mars au 31 mai 2015.
Au MACM à Montréal du 18 juin au 13 septembre 2015.


*Cohen J. et Schmidth E., The New Digital Age, Reshaping the Future of People, Nations and Business, 2013, John Murray, London.


Catalogue de l'exposition :

David Altmejd : Flux
By François Michaud, Robert Vifian, Louise Déry

Seul bémol, le Musée d'art moderne de la ville de Paris aurait intérêt à moderniser son approche clientèle et la formation de son personnel.

Lors d'un atelier que j'ai animé au MAM, un des membres était handicapé. Les ascenseurs ne fonctionnaient pas — ce qui est très problématique dans un musée avec autant d'escaliers — il n'y avait aucunes rampes à l'extérieur et aucunes places de parking réservées à proximité.

Jean Lassalle voulait filmer l'atelier pour son film sur la démocratie citoyenne et la marche. Le MAM a réclamé 750 euros alors qu'il aurait été facile de limiter les lieux de tournage à des endroits spécifiques. À l'ère d'Internet, ces interdits semblent archaïques surtout pour un  documentaire non commercial.

De plus, il a été impossible de se procurer un billet de groupe pour l'exposition de David Altmedj, pourtant il y avait très peu de personnes dans les salles en matinée mardi. Le musée était presque vide. J'avais choisi l'exposition Flux, les participants ont donc eu la gentillesse d'acheter chacun leur billet puisqu'il était impossible qu'une personne en achète plusieurs ! Ce qui a fait perdre inutilement un temps précieux.

Et finalement, j'ai donné rendez-vous aux participants chez les surréalistes, trois gardiens n'avaient aucune idée où se trouvaient les surréalistes alors qu'ils surveillaient les salles où ils y étaient. La médiation mériterait de commencer par le personnel, ce qui, par ailleurs, contribuerait à rendre leur travail plus intéressant et à les sensibiliser à la chance qu'ils ont d'être parmi des œuvres de cette qualité.